Infirmières espagnoles appelées en renfort

Par Frédérique LETOURNEUX , le 24 août 2001 à 18h30 , mis à jour le 23 août 2001 à 18h41

Pour faire face à la pénurie d'infirmières dans les cliniques et les hôpitaux, le gouvernement propose l'embauche de diplômées espagnoles. Les raisons d'un tel recrutement dans un établissement des Yvelines.

Infirmières © INTERNE

Depuis lundi, quatre nouvelles infirmières ont rejoint l'équipe de soins du Centre Médico-Chirurgical de Parly 2, dans les Yvelines. Elles sont jeunes diplômées et espagnoles. Recrutées dans leur pays, elles ont fait le choix de quitter un marché du travail moribond, pour un CDI en région parisienne. En effet si la France recherche désespérément de nouvelles recrues, l'Espagne ne sait pas comment leur trouver du travail. Pour faciliter leur intégration, ces infirmières ont suivi un stage de formation d'un mois pour apprendre les bases du français courant et des termes techniques. Pour Alain Van Wassenhoven, le chef du personnel de la clinique, recruter des infirmières espagnoles était la seule issue, "sinon dans un avenir proche, on aurait été obligé de supprimer des lits, voire de fermer un service."

Dans cette clinique comme dans d'autres établissements du département, c'est la pénurie d'infirmières. Et à chacun de trouver des solutions à court et moyen terme. Dans la clinique de l'Europe, on a préféré fermer des chambres plutôt que d'embaucher des infirmières venues d'Espagne ou d'ailleurs : "Un mois, ce n'est pas suffisant pour former des gens ! Il n'y a aucune uniformisation au niveau européen, et l'encadrement nécessaire est une perte d'énergie et de moyens", explique une responsable du recrutement, en s'interrogeant: "ça nous donne de la main d'œuvre, mais de quelle qualité?"

Ouverture sur l'Europe nécessaire

Mais à Parly 2, le ton se veut plus rassurant : "Même en France, il y a des différences de cursus suivant les écoles." rétorque le chef des infirmières de Parly 2. Et pour palier ces "différences minimes", les espagnoles sont parrainées pendant un mois par une diplômée plus expérimentée. Pour Alain Van Wassenhoven, cette ouverture sur l'Europe doit se poursuivre: "nous avons déjà essayé de recruter des infirmières anglaises mais finalement ça ne s'est pas fait. En Belgique, c'est impossible parce qu'ils sont confrontés au même problème que nous. Il nous reste l'Allemagne." Et l'Espagne : un nouveau groupe est attendu pour la fin du mois de septembre.

Par Frédérique LETOURNEUX le 24 août 2001 à 18:30
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