Karine : toujours la confusion

Par Christophe ABRIC , le 18 août 2001 à 11h00 , mis à jour le 16 août 2001 à 11h07

Même après la confrontation entre Krauth et sa compagne, le flou règne sur les circonstances dans lesquelles est morte Karine. Krauth a été mis en examen pour "viol suivi, précédé ou accompagné de meurtre" et Péroline a reconnu s'être rendue sur les lieux de l'incinération. Elle a été laissée en liberté.

krauth karine juge © INTERNE

La première confrontation entre Stéphane Krauth et sa compagne Péroline n'aura fait qu'ajouter de la confusion à l'affaire Karine. A leur sortie du bureau du juge hier après-midi, il n'y avait pas plus de certitudes que lors de leur arrivée mouvementée au palais de justice de Sarreguemines : Krauth, caché sous une couverture et vêtu d'un gilet pare-balles, a en effet été accueilli par les insultes et les huées des badauds.

Initialement mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort", il était accusé par Péroline d'avoir "violé, tué, puis brûlé" Karine, qui avait disparu le 22 juillet dernier à Bitche. Lui accusait sa compagne d'avoir été présente lors de l'incinération du corps, ce qu'elle niait. La confrontation de ce vendredi avait pour but de démêler le nœud de leurs déclarations contradictoires. En trois heures d'audition, il y a eu du changement, des revirements, de nouvelles déclarations, mais l'on n'en sait pas plus. Comme l'a affirmé Me Gagneux, avocat de Stéphane Krauth, à la sortie du palais de justice : "C'est un retour à la case départ".

A la fin de la confrontation, Krauth a été mis en examen pour "viol, précédé, suivi ou accompagné de meurtre". Péroline, elle, a avoué qu'elle avait menti et qu'elle était bien revenue avec son compagnon sur les lieux de l'incinération. Elle a toutefois été remise en liberté : "Il n'y pas de charges suffisantes et pas de charges tout court, tout simplement dans la mesure où il n'y a pas d'acte positif de sa part dans la destruction du corps" de Karine, a précisé son avocate, Me Frédérique Loescher-Lorioz. En effet, elle a affirmé au juge qu'elle "était dans la voiture. Elle est restée dans la voiture. Je ne peux pas dire qu'elle ait assisté à la crémation du corps", a poursuivi son avocate.

Concernant les circonstances de l'accident, la confrontation n'a rien appris. Péroline est là encore revenue sur ses précédentes déclarations, expliquant qu'elle "n'a jamais été au courant d'un meurtre". Le flou reste donc complet. L'évolution de l'instruction dépendra désormais surtout des résultats définitifs de l'autopsie et d'une probable reconstitution.

Par Christophe ABRIC le 18 août 2001 à 11:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience