© INTERNELes socialistes préparent 2002
Op-ti-mistes ! Les responsables socialistes ont entamé vendredi leur université d’été gonflés à bloc, à huit mois de l’élection présidentielle. Ragaillardis par l’intervention de leur chef Lionel Jospin, mardi soir sur TF1, les ténors de la rue de Solferino sont venus confronter leurs idées à celles des militants. L’occasion de voir discuter à une même tribune des personnalités aussi différentes que Martine Aubry, Henri Emmanuelli ou Pierre Mocovici.
Il leur fallait tout de même une bonne dose de méthode Coué à tous ces ténors pour ignorer les mauvais signaux qui s’abattent depuis peu sur leurs têtes. Un ralentissement économique qui aboutit à que la troisième hausse consécutive du chômage (+ 1,9% en juillet) et des relations difficiles avec les "camarades" de la gauche plurielle : le PC juge "pâlichonne dans ses résultats" la politique gouvernementale et les Verts affichent ostensiblement mécontentement après l’abandon de l’écotaxe… On a connu rentrée plus confortable.
Qu’importe ! Les leaders socialistes sont confiants. Pour Martine Aubry, inspiratrice en chef du
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"Il n'y a jamais de rentrée facile"
"On a la pêche, on est d’attaque !". Elisabeth Guigou a retenu la leçon du Premier ministre : surtout, ne pas tenir de discours anxiogènes. La ministre de l’Emploi et de la Solidarité, ne manifeste pas non plus "d’inquiétude". Pour elle, les échéances de l’an prochain se "passeront bien" si le PS n’oublie pas de travailler avec le reste de la majorité plurielle. "Ce sera la meilleure façon d ‘appliquer notre projet", affirme-t-elle, stigmatisant au passage" cette droite qui n’a aucun scrupule et qui n’élabore aucune collaboration. Discret lors de cette première journée, le premier secrétaire du PS François Hollande, s’est voulu philosophe : "Il n'y a jamais de rentrée facile. C'est parce que c'est plus difficile qu'il faut agir encore plus fort."
A la tribune, le ministre de la Ville, Claude Bartolone, se dit "ni optimiste, ni pessimiste". En revanche, il n’a pas manqué de fustiger l’attitude des remuants partenaires de la gauche plurielle. "Ce n’est pas en sifflant le premier secrétaire du PS " comme les Verts à Lamoura mercredi, "ou en se rendant à l’Université d’Eté du Medef ", à l’image de Jean-Pierre Chevènement, " qu’on prépare un bon rassemblement pour le second tour ". Jusqu’à dimanche, le parti socialiste débattra du projet 2002. Dix-neuf tables rondes sont prévues à cet effet. Pour tenter de trouver la bonne équation.
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