© INTERNEExceptionnellement, Lionel Jospin, qui viendra conclure l'université d'été dimanche, ne fera pas sa rentrée politique à La Rochelle. Le Premier ministre est déjà intervenu à la télévision mardi soir pour défendre et expliquer son action devant les Français. Mais l'objectif du cénacle est clair : la préparation du projet socialiste pour la présidentielle, dont la coordination a été confiée à Martine Aubry.
Brainstorming
Après un conseil national thématique consacré fin juin aux questions de démocratie et un colloque sur l'idée socialiste en mai, l'université d'été de La Rochelle va aborder les questions de société qui seront au cœur de la prochaine campagne. Deux séances plénières, 19 ateliers et tables rondes seront "consacrés à la qualité de la vie, à l'environnement, à la culture et aux médias, à la sécurité publique, alimentaire et sanitaire", explique Henri Weber, secrétaire national à la formation et à la culture et organisateur de ces rencontres.
Est prévu notamment un débat samedi matin sur la sécurité, une des deux grandes priorités du gouvernement avec l'emploi, intitulé "vers une société apaisée : comment résorber les zones de non-droit ?", avec le ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, et celui de la Ville, Claude Bartolone. 1.500 militants et élus, de nombreux ministres, sont attendus trois jours durant pour ce rendez-vous annuel à La Rochelle. Les autres partis de la gauche plurielle seront aussi représentés au cours des débats, avec Guy Hascoët (Verts), Michel Duffour (PCF) et Paul Loridant (MDC).
Gauche très plurielle
Leurs interventions seront d'autant plus écoutées que la majorité traverse en cette rentrée une zone de turbulences avec les polémiques à répétition déclenchées par les Verts, l'offensive des communistes contre la politique Jospin, jugée par Robert Hue "terriblement pâlichonne dans ses résultats", ou encore le tir groupé des chevènementistes contre le processus de Matignon en Corse. Le PS, par la voix de son porte-parole Vincent Peillon, juge "normale" cette "distanciation" entre les partis de la majorité à l'approche de la présidentielle où chacun concourra sous ses propres couleurs.
Au cours du bureau national de mardi soir, le premier secrétaire François Hollande a voulu dédramatiser, souhaitant que son parti soit un "vecteur de stabilité" dans la majorité face à la droite. "La gauche, c'est 35 heures payées 39, la droite c'est 40 heures payées 35", a affirmé Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l'Enseignement professionnel.
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