© INTERNEUne fois de plus, les Verts se déchirent. Entre Ubu et Clochemerle. Alain Lipietz, leur candidat à l'élection présidentielle indiquait mardi au Parisien qu'il ne "s'accrocherait pas" à son poste s'il avait le sentiment que tous les courants écologistes voulaient son départ. Quelques heures plus tard, le député européen avait repris du poil de la bête. Sur Europe1, il a demandé une nouvelle consultation des militants pour qu'ils se prononcent sur sa désignation.
"Je ne décroche pas"
Mais là encore, nouveau retournement de situation : le député de Bègles a tourné casaque mercredi, affirmant qu'il ne sera "pas candidat quelles que soient les circonstances". "C'est à Dominique Voynet d'être la candidate et même si elle me le demandait, je n'irais pas", a-t-il déclaré sur France Inter. Comment expliquer un tel revirement ? Mamère l'explique lui-même en affirmant que les Verts se trouvaient dans une situation "catastrophique" après avoir "dilapidé en deux mois" de campagne d'Alain Lipietz "le capital sympathie" dont ils bénéficiaient et "troublé les militants". En clair, Mamère ne souhaite pas écorner sa popularité médiatique, préfèrent œuvrer en vue des législatives
Fortunes diverses
Un choix stratégique qui provoque l'embarras de Dominique Voynet. La secrétaire nationale des Verts avaient quitté avant l'été le gouvernement pour réaffirmer sa mainmise sur le parti écolo et le reconstruire. L'œil braqué vers… 2007 ! Mais le retrait éventuel de Lipietz la replacerait - malgré elle - au cœur de la campagne. Le voynetiste Denis Baupin, porte-parole national des Verts, n'a-t-il pas affirmé mercredi que Dominique Voynet était "la seule" à pouvoir relancer la campagne présidentielle de son parti si Alain Lipietz était désavouée ?
La mise hors jeu de Lipietz ferait au moins un heureux : Lionel Jospin. Un proche du Premier ministre parlait déjà mercredi matin de M. Lipietz au passé, en estimant que cet épisode était "terminé" et qu'il serait vite oublié. Le candidat socialiste à la présidentielle sait qu'il aura besoin au second tour de l'apport des voix de ses alliés de la majorité plurielle. Un mauvais score du candidat des Verts - les derniers sondages accordent 3-4% à M. Lipietz - serait donc un handicap de taille. "Plus ils ont un candidat crédible et capable de faire un bon score, comme toutes les forces de la gauche plurielle, plus nous serons contents", soulignait Vincent Peillon, porte-parole du Parti socialiste.
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