Guide des "bons réflexes en cas d'alerte"

Par K.D., le 27 septembre 2001 à 19h04 , mis à jour le 26 septembre 2001 à 19h11

L’explosion de l’usine AZF à Toulouse vendredi dernier a réveillé les consciences. D’autres zones à risques comme celle du site du Toulouse existent en France et les interrogations sur les précautions à prendre se font nombreuses.

Toulouse sauveteurs usine © INTERNE

Que faire pour répondre aux inquiétudes qu’a provoquées la catastrophe de Toulouse ? Informer semble être le nouveau mot d’ordre de nombreux industriels, même si beaucoup d’entre eux n’ont pas attendu ce drame pour agir.

Ainsi sur la zone de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône), une plaquette, intitulée "Une confiance lucide" et distribuée à 130.000 foyers dans le secteur en 2000, détaille les risques : "blève : explosion d'un réservoir de butane", "boil over : phénomène de boule de feu sur des hydrocarbures liquides", "rupture brutale d'un gazomètre entraînant une importante fuite toxique"... Avec l'aide des industriels, la DRIRE a défini "les pires scénarios" de catastrophe et établi des périmètres de mise en oeuvre de plans particuliers d'intervention (PPI) des secours, activés par le préfet, explique François-Xavier Rouxel, chef de la division environnement industriel à la DRIRE.

Quelques conseils

Voici le détail de cette plaquette :
- rentrez rapidement dans le bâtiment en dur le plus proche pour éviter de respirer des produits toxiques.
- ne restez pas à l'extérieur ou dans un véhicule. Fermez et calfeutrez portes, fenêtres et ventilations. Eloignez-vous en.
- respectez les consignes des autorités. Ecoutez la radio.
- ne fumez pas, ne faites ni flamme, ni étincelle pour éviter un risque d'explosion.
- ne téléphonez pas, libérez les lignes pour les secours.
- n'allez pas chercher vos enfants à l'école. Un plan baptisé SESAM (secours dans un établissement scolaire face à l'accident majeur), formant les enseignants au confinement des enfants, est mis en oeuvre dans les écoles de la zone à risque depuis 1996.

Mesures préventives et contrôles

La DRIRE demande également aux industriels de prendre des mesures préventives et procède à des contrôles. Des zones sont également déterminées pour maîtriser l'urbanisation autour des sites dangereux. Près du site (risque d'1% de décès en cas d'accident), les nouvelles habitations sont interdites. Dans un périmètre plus large (risque de blessures graves), les constructions d'habitations, mais pas d'établissements recevant du public, sont autorisées avec une densité maximale de 25 habitants à l'hectare. Mais tout en multipliant les précautions et avertissements, il est sans doute nécessaire de ne pas perdre de vue que le risque zéro n’existe pas.

Par K.D. le 27 septembre 2001 à 19:04
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