© INTERNEFace à la polémique qui enfle chez les Verts, tout au plus Alain Lipietz reconnaît-il sur Europe 1 avoir fait "deux ou trois remarques" sur un texte adopté par le FLNC avant son voyage en Corse pour participer à une réunion "à l'université de Corte en 1990". Et en tout cas, il n'a jamais été "le 'nègre-vert' du FLNC". Samedi matin, Alain Lipietz a tenté de minimiser sa contribution au programme économique du FLNC. Et de sauver sa place de candidat des Verts à la présidentielle. Il l'a d'ailleurs clairement affirmé peu après sur France Inter : pas question pour lui de retirer sa candidature.
Peu auparavant pourtant, Maryse Arditi, qui l'avait soutenu en juin, lui avait demandé de se retirer. "Alain ne peut plus représenter les Verts, estime-t-elle. Ce n'est peut-être pas sa faute mais un passé totalement insolite l'a rattrapé. D'une certaine manière, ce n'est plus du tout une image normale pour les écologistes. Je lui dis aujourd'hui : Alain, c'est plus possible. Tu es député européen. Tu auras d'autres postes. Il faut quelqu'un qui soit plus consensuel".
"Lipietz a participé à la partie économique du projet''
L'article publié par le journal Le Monde dans son édition datée de samedi affirme pourtant, malgré les dénégations du candidat des Verts à la présidentielle, qu'Alain Lipietz aurait contribué à l'écriture du ''projet de société'' du FLNC rendu public en décembre 1989. ''Plusieurs anciens militants du FLNC sont formels: à l'automne 1989, M. Lipietz a contribué à l'écriture de ce programme, comme d'ailleurs d'autres "experts" - un membre de la FAO, un avocat international'', souligne le quotidien en ajoutant qu'Yves Stella, alors directeur de la publication du Ribombu, l'hebdomadaire des nationalistes et chargé de la propagande du Front, confirme l'information. ''Alain Lipietz a participé à la partie économique du projet'', explique Yves Stella, aujourd'hui maire de Morsiglia, selon le journal.
De son côté, le candidat des Verts a déclaré au Monde: ''J'ai pu travailler sur des textes, très vraisemblablement participer à Paris à des réunions sur les "régions périphériques", mais sans qu'on ne m'ait jamais dit que le FLNC était représenté ou que j'aie conscience de travailler spécifiquement pour eux''. Selon Le Monde, le candidat des Verts aurait pourtant profité d'un séjour en Corse à l'invitation des étudiants en économie de l'université de Corte pour suggérer des amendements au projet de société de l'organisation nationaliste clandestine.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




