© INTERNETrois semaines, trois meurtres. Cette fois-ci il s'agit de Nicolas Montigny. Ce jeune homme de 26 ans, membre du mouvement nationaliste corse Presenza Naziunale, considérée comme la vitrine du groupe clandestin Armata Corsa, a été assassiné mercredi soir à Bastia, alors qu'il se trouvait dans le cybercafé Corsica. Vers 20 heures, deux hommes ont fait irruption dans l'établissement. Les agresseurs sont montés sur la mezzanine où il se trouvait et ont ouvert le feu sur lui. Nicolas Montigny a été atteint de plusieurs balles à la tête et à la poitrine.
Nicolas Montigny tombe quelques jours seulement après François Santoni, l'un des fondateurs présumés de l'organisation clandestine, tué à Monacia-d'Aullène (Corse-du-Sud) le 17 août, et Dominique Marcelli, dont le corps calciné a été retrouvé le 21 août, à Moriani (Haute-Corse).
Règlement de compte entre nationalistes ou entre truands ?
Dans l'immédiat, aucune piste n'est écartée par les enquêteurs. Ni l'hypothèse d'un crime politique, ni celle d'une affaire de droit commun. Le jeune homme originaire de la région de Bastia était en effet connu des services de police pour son implication présumée dans des affaires de droit commun, tout comme d'ailleurs Dominique Marcelli. Mais il appartenait aussi à Presenza Naziunale, le "cercle de réflexion" créé par François Santoni et Jean-Michel Rossi. Ce dernier assassiné voici treize mois, le 7 août 2000, avait été l'un des premiers porte-parole lorsque ce mouvement avait officiellement annoncé sa fondation.
Même si, de source proche de l'enquête, on rappelle la double casquette de la victime - nationaliste et proche des milieux crapuleux -, ce nouveau meurtre pourrait raviver les craintes - qui ont émergé après l'assassinat de Santoni - d'un embrasement inter-nationalistes analogue à celui qui avait fait une vingtaine de morts entre 1993 et 1996.
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