© INTERNELa section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie vendredi matin de l'assassinat, mercredi à Bastia, de Nicolas Montigny, militant présumé de l'organisation clandestine Armata Corsa. Les antécédents nationalistes de cet homme de 26 ans, criblé de balles mercredi vers 20 heures dans un cyber-café du centre de Bastia, ont finalement fait pencher la balance en faveur d'un acte de nature terroriste.
Mis en examen et écroué durant six mois au début de l'année 2000 dans le cadre d'une enquête sur l'organisation clandestine Armata Corsa, Nicolas Montigny devait par ailleurs comparaître dans les mois à venir devant le tribunal correctionnel de Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "détention d'armes" pour un affaire portant sur le mitraillage d'un hôtel en Haute-Corse.
"Il avait pris ses distances…"
Il est présenté comme un membre de Presenza Naziunale, "cercle de réflexion" fondé par Jean-Michel Rossi, assassiné le 7 août 2000, ami de François Santoni, abattu le 17 août 2001. Presenza Naziunale, qui passe aujourd'hui pour la représentation légale d'Armata Corsa, a toutefois "tenu à préciser" jeudi dans un communiqué que la victime "avait pris ses distances avec (notre) cercle de réflexion" après "avoir participé à une conférence de presse".
Selon les premiers éléments de l'enquête, Nicolas Montigny aurait été tué de trois balles de calibre 11,43 et 9 mm dans le dos et de deux autres dans la tête par deux individus casqués. Les tueurs, opérant sous les yeux des clients, seraient montés dans la mezzanine où il se trouvait, auraient ouvert le feu sur lui et, après la chute de leur victime en contrebas, seraient redescendus pour l'achever avant de prendre la fuite à bord d'un véhicule garé dans la rue.
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