© INTERNETotalFina reste fidèle à sa ligne de défense. Pointé du doigt dès le premier rapport d’étape publié par le Bureau Enquêtes-Accidents mer un mois après le naufrage, il a toujours dénié toute responsabilité dans la catastrophe de l’Erika.
Mercredi, le rapport définitif, transmis par les experts aux victimes, s’apparentait à un réquisitoire contre le groupe pétrolier. Le texte affirme notamment que l'autorisation de naviguer était "caduque" au moment du drame. Le dernier contrôle annuel avait été en effet effectué le 21 novembre 1998. En attendant un nouveau feu vert, l’Erika n’aurait donc jamais dû se trouver en pleine mer le 12 décembre Dans un premier temps, TotalFina s’était refusé à tout commentaire. Il a attendu vendredi matin pour publier son premier communiqué.
"Total n’avait pas à vérifier les soutes"
Comme on pouvait s’y attendre, la compagnie rejette en bloc les accusations. "La responsabilité des soutes d'un navire n'est en aucun cas celle de l'affréteur. Il n'incombait pas à TotalFinaElf de vérifier les quantités de carburant dont disposait le navire. Les capacités de chargement optimales du navire étaient respectées" souligne le communiqué. Revenant sur les circonstances du naufrage, en décembre 1999, le groupe ajoute que "lorsqu'un navire se trouve en situation d'avarie (...) il ne demande jamais l'assistance directe de l'affréteur".
Quoi qu’il en soit, et sans préjuger des suites que donnera la juge d’instruction, il semble désormais inévitable que TotalFina s’achemine à son tour vers une mise en examen. C’est d’ailleurs ce qu’a demandé Greenpeace vendredi matin.
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