© INTERNELa position de Lionel Jospin sur les frappes en Afghanistan ne varie pas : soutien de principe… mais avec des réserves quant à l’engagement des forces françaises. C’est ce qu’il a réaffirmé ce mercredi au Sénat, à l’ouverture d’un débat sur la situation internationale. Le Premier ministre a notamment prévenu que les "réactions" militaires aux attentats du 11 septembre devaient "rester proportionnées aux objectifs", en rappelant que la France garderait sa "liberté d'appréciation" par rapport à "d'autres cibles" éventuelles que l'Afghanistan.
"Nous entendons maîtriser les formes de participation de la France et continuer à développer pleinement sur la scène internationale les grand thèmes de la diplomatie française que sont la réduction des inégalités entre le nord et le sud, l'affirmation que les problèmes seront résolus par le multilatéralisme et non l'unilatéralisme", a ajouté le Premier ministre en ouvrant le débat.
Soutien aux largages humanitaires
Lionel Jospin a reconnu que l'action humanitaire "provoque un débat dans la mesure où ces tonnes de vivres ou de produits qui tombent en même temps que les bombes, dans des conditions aléatoires, provoquent chez un certain nombre d'ONG des interrogations". Mais "la possibilité d'agir au plan humanitaire sur le terrain dans l'ensemble de l'Afghanistan n'est pas donnée" à l'heure actuelle, a-t-il expliqué. "C'est seulement si la situation militaire sur le terrain, si une situation politique nouvelle en Afghanistan sont créées, que nous pourrons reprendre les formes plus efficaces, plus humaines de l'aide humanitaire".
La menace terroriste existe toujours
En ce qui concerne les mesures de sécurité actuelles et la réactivation du plan Vigipirate renforcé, Lionel Jospin a estimé que le risque terroriste n’était pas écarté pour la France. "Il me semble aujourd'hui, alors qu'à la suite des frappes américaines, ben Laden ou un certain nombre de ses lieutenants se sont exprimés, que les mesures de sécurité, le travail de coopération judiciaire, policière, financière, de renseignement doivent être activement poursuivis car, à l'évidence, les menaces existent toujours", a déclaré le Premier ministre.
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