© INTERNE"Souhaitez-vous le maintien d'Alain Lipietz comme candidat des Verts à l'élection présidentielle ?". La question posée aux 8 772 adhérents du parti écologiste était simple. Pour 64,4 % d'entre eux, la réponse est "Non". Le taux de participation au scrutin interne, organisé par courrier, s'est monté à 71,1 %. Vendredi, Alain Lipietz, contesté depuis ses déclarations sur l'amnistie en Corse qui ont semé le trouble au sein du mouvement et de la majorité plurielle, avait affirmé qu'en cas de victoire du "Non", il laisserait la place à un nouveau candidat.
Qui peut désormais représenter les Verts dans la course à l'Elysée ? La direction du parti, qui ne souhaite pas la mise en place de nouvelles primaires avec plusieurs candidats ou de référendum, s'est d'ores et déjà prononcée en faveur de Noël Mamère.
Mamère : "ma décision de ne pas me présenter est irrévocable"
Mais un gros problème se pose : Noel Mamère, battu par Lipietz lors de la primaire de juin, a réaffirmé samedi, dans une interview au Monde, que sa décision de ne "pas (me) présenter" est "irrévocable". "Rien ne pourra me faire changer d'avis. Il y a une fracture entre la base et le sommet de ce parti" déclare-t-il en s'en prenant directement à Dominique Voynet, la secrétaire nationale de son parti. "La fausse neutralité de Dominique Voynet, qui n'a pas eu le courage politique d'assumer le partage des rôles entre elle et moi, a aussi joué", assure M. Mamère pour expliquer sa décision.
"Je ne peux être le candidat d'un parti balkanisé (...) Je ne crois pas pouvoir ressouder un mouvement qui ne le veut pas", poursuit-il en réaffirmant que "la logique" aurait voulu que Mme Voynet "reprenne le flambeau et porte les couleurs des Verts à la présidentielle". "Aujourd'hui sa légitimité est entamée", dit-il. M. Mamère dénonce "les alliances de circonstances qui ont précédé pour satisfaire des logiques de pouvoir sans véritable projet".
Quid de Voynet ?
A six mois du premier tour, les Verts n'ont donc plus de candidat. Si la logique était respectée, cette tâche devrait revenir à Dominique Voynet. Mais la secrétaire nationale, représentante du parti en 1995, a toujours affirmé qu'elle ne repartirait pas pour une seconde campagne. Va-t-elle devoir néanmoins se lancer ? En attendant, les Verts sont dans une impasse.
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