Mamère confirmé, les Verts soulagés

Par , le 30 octobre 2001 à 19h48 , mis à jour le 12 octobre 2003 à 17h06

Seize jours après le désaveu d’Alain Lipietz, les adhérents écologistes ont officiellement entériné lundi la candidature de Noël Mamère à l’Elysée. La désignation du député-maire de Bègles a été confirmée à 81,6 %.

mamere voynet © INTERNE

Les Verts se sont épargné un nouveau psychodrame. Le référendum interne organisé pour entériner la désignation de Noël Mamère comme candidat à l’Elysée s'est soldé par une victoire du "Oui" à 81,6 %.  Ce résultat met ainsi fin à un épisode tragi-comique qui aura duré plus de quatre mois.

Le 20 juin, à la surprise générale, lors des primaires du parti, les écologistes votent en effet pour Alain Lipietz contre Noël Mamère. Mais, pendant l’été, le candidat multiplie les bourdes – notamment sur la Corse - et se met à dos la direction du parti. Les sondages sont catastrophiques. On appelle alors de nouveau les électeurs aux urnes pour confirmer ou infirmer leur choix. Le samedi 13 octobre, le "Non" l’emporte. Reste alors à trouver un nouveau représentant.

Dominique Voynet ayant toujours indiqué qu’elle ne renouvellerait pas l’expérience de 1995, Noël Mamère apparaît comme le dernier recours. Or depuis juin, le député-maire de Bègles souligne qu’il ne faut plus compter sur lui. Le 13 octobre, dans une interview au Monde, il réaffirme que sa décision est "irrévocable". Après le rejet de Lipietz, la direction le choisit néanmoins. A la suite de multiples palabres dans la nuit, Noël Mamère revient à son tour sur sa décision et accepte l’investiture.

Bons sondages

Mais les militants devaient encore approuver ce choix. Paradoxalement, pour retrouver un peu de sérénité afin d'entamer la campagne dans de bonnes conditions, ils devaient donc se désavouer une seconde fois en adoubant celui qu’ils avaient rejeté en juin. Noël Mamère, qui avait indiqué avant ce troisième vote que "le ridicule finirait par (les) tuer s'il n'y avait pas une majorité pour (le) désigner", estime que les Verts doivent maintenant se "requalifier sur (leur) terrain d'excellence, l'écologie".

Pour l’instant, ce scénario digne d’un Vaudeville n’a pas eu de répercussions dans l’opinion. Alors qu’Alain Lipietz plafonnait entre 2 et 3 % des intentions de vote, les derniers sondages créditent Noël Mamère d’un score entre 5,5 % et 8 %. Le candidat va désormais pouvoir lancer véritablement sa campagne.

Par Fabrice Aubert le 30 octobre 2001 à 19:48
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