Plessis-Trévise : Bonnal confondu

Par Philippe MATHON, le 24 octobre 2001 à 14h40 , mis à jour le 23 octobre 2001 à 14h57

Déjà mis en examen pour le quadruple meurtre d'Athis-Mons (Essonne), le "Chinois" aurait été confondu par la police scientifique dans l'affaire des deux policiers tués au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), grâce à son ADN retrouvé sur les lieux du drame.

bonnal © INTERNE

La nouvelle fait du bruit. Beaucoup de bruit. Jean-Claude Bonnal, dit le "Chinois", mis en examen pour le quadruple meurtre d'Athis-Mons (Essonne), a également été confondu dans l'affaire des deux policiers tués au Plessis-Trévise (Val-de-Marne). L'analyse d'ADN pratiquée sur des cagoules retrouvées sur les lieux du drame l'atteste.

Au Plessis-Trévise, le 16 octobre, deux policiers avaient été tués et un troisième blessé alors qu'ils tentaient de secourir une famille victime d'une bande de cambrioleurs "saucissonneurs" dans un pavillon. Dès samedi dernier, le 20 octobre, Bonnal et deux complices interpellés dans l'enquête sur le quadruple meurtre d'Athis-Mons (Essonne) commis le 6 octobre, avaient été entendus dans l'affaire du Plessis-Trévise. Leur garde à vue n'avait rien donné, mais les enquêteurs disaient poursuivre des "analyses et des vérifications" supplémentaires. Les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) indiquaient disposer d'indices à son encontre...

Policiers en colère

Bonnal est un ancien du "gang de la banlieue Sud" (de Paris), célèbre dans les années 80 pour ses hold-up audacieux et considéré comme une figure du milieu des braqueurs. Il est l'auteur de nombreux braquages pour lesquels il a déjà été condamné ou interpellé.

C'est en réaction à la perte de deux de leurs collègues et à l'itinéraire de personnages comme Bonnal - arrêté puis relâché - que la plupart des syndicats de policiers ont appelé à manifester, mardi après-midi à Créteil (Val-de-Marne). La marche silencieuse réunit en ce moment même près de 3.000 personnes. Le cortège, emmené par de très nombreux policiers en civil, se dirige vers la préfecture. Aucun slogan, aucune banderole, seuls quelques policiers portant les mots "police judiciaire" sur des blousons bleus. Parmi les manifestants se trouvent plusieurs commissaires patrons de grandes brigades, comme Frédéric Péchenard, de la "Crim", ou Yves Castano, de la brigade de répression du banditisme (BRB), mais aussi des élus locaux, notamment de droite. Figure également Marc Blondel, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO).

Par Philippe MATHON le 24 octobre 2001 à 14:40
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