© INTERNEC'est une démarche sans précédent. Après les remous suscités dans les milieux judiciaires et policiers par l'affaire du "Chinois", trois syndicats de policiers et le syndicat majoritaire des magistrats (l'USM, modéré, majoritaire) ont décidé d'unir leurs efforts pour un même dessein : changer un système législatif qu'ils jugent "inadapté".
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"Il n'y a pas de guerre police-justice"
"Dire qu'il faut arrêter de plus en plus de gens, ça ne sert à rien si la justice n'a pas les moyens de les juger", s'est exclamé le magistrat, reprochant au personnel politique de "ne pas avoir une vision globale de cette chaîne judiciaire". "Les pouvoirs publics essaient de nous diviser "On ne peut plus continuer, on ne nous donne pas les moyens de travailler !"
Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-officiers et Jean-Luc Garnier, responsable d'Alliance-police nationale, ont assuré qu'il n'y avait "pas de guerre police-justice, mais simplement deux institutions qui ont parfois du mal à se comprendre". "Nous, on veut dire au législateur : Arrêtez les déclarations, agissez avec les outils qui sont les vôtres", a expliqué le premier, tandis que le second affirmait qu'il "revenait au législateur de redéfinir les limites et les règles de vie en société, pas aux policiers, ni aux magistrats, ni aux ministères". Face à ces cris, le personnel politique ne pourra pas rester longtemps sans réaction.
Non convié à ce raout entre magistrats et policiers, le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire chez les 15.000 officiers) a également dénoncé la "démagogie et l'hypocrisie de la classe politique sur les problèmes de sécurité".
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