© INTERNELancé mardi à l'Assemblée nationale, le traditionnel marathon budgétaire connaîtra au moins une nouveauté par rapport aux années précédentes : il sera… exprimé en euros. Pour le reste, année présidentielle oblige, il devrait être particulièrement observé et commenté tout au long des discussions. Un processus de longue haleine : les députés examineront du 16 au 20 octobre la première partie du budget 2002, les recettes, la semaine suivante, ils se pencheront sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2002 avant de débattre jusqu'au 20 novembre de la seconde partie de la loi de finances, les dépenses.
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Concert de critiques
Les communistes, les "chevènementistes" du Mouvement des citoyens (MDC) et les Verts, membres de la majorité "plurielle", critiquent ce projet que l'opposition RPR-UDF-DL juge "surréaliste" et "irréaliste" à cause, notamment, des prévisions de croissance retenues par Bercy. Laurent Fabius et Florence Parly, la secrétaire d'Etat au Budget, ont en effet retenu une hypothèse de croissance de 2,5% pour 2002 (2,3% en 2001) et une inflation contenue à 1,6%. Des hypothèses économiques jugées "totalement irréalistes" par l'ensemble de la droite, Philippe Auberger (RPR). "C'est un budget fiction", affirme l'UDF Pierre Méhaignerie. "Il est en plus fortement teinté d'électoralisme", renchérit François d'Aubert (Démocratie libérale).
Amendements
Le projet de loi de finances ne fait pas non plus l'unanimité dans les rangs de la majorité plurielle. "Le budget 2002 ne peut se limiter à entériner les baisses d'impôts décidées l'an dernier et à reconduire globalement les crédits", a averti Alain Bocquet, le président du groupe communiste. Pour Georges Sarre, chef de file des députés du MDC, le projet de loi de finances 2002 est "décalé, illusoire et pour partie virtuel". "Ce budget ne soulève chez nous ni enthousiasme, ni indignation", lâche la députée écologiste Marie-Hélène Aubert. "On a l'impression d'un budget qui cherche à contenter tout le monde mais qui ne propose pas de choix clairs en terme de politique économique et sociale".
Malgré ces critiques au sein de la majorité, le projet de budget pour 2002 est assuré d'être adopté et Bercy est prêt à accepter, lors du débat, quelques modifications. Le gouvernement devrait "tolérer" plusieurs amendements dont celui exonérant de la redevance télévision les retraités non imposables âgés de plus de 65 ans, ou un autre supprimant la vignette auto pour les véhicules de type fourgon ou fourgonnette de moins de 3,5 tonnes des petits entrepreneurs, commerçants ou artisans.
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