© INTERNELa thèse de l'accident est à son tour l'objet de "révélations". Dans son édition de samedi, la Dépêche du Midi explique que les experts suivent la piste d'un mélange contenant de l'acide sulfurique, qui pourrait être "l'étincelle" à l'origine de l'explosion du nitrate d'ammonium. "Nous sommes en mesure aujourd'hui d'affirmer que les policiers du SRPJ et les experts travaillant sur le site sont en passe d'identifier la fameuse 'étincelle', l'élément détonant manquant jusqu'ici qui a conduit à l'explosion", assure le quotidien régional. "Ils se concentrent sur l'existence d'un mélange d'acide sulfurique de chaux et de soude qui pourrait être indirectement à l'origine de la déflagration", selon le quotidien. D'après la Dépêche, "une fuite d'acide sulfurique a été détectée dans l'usine AZF dans les jours qui ont précédé l'explosion". Pour neutraliser cet acide "la fuite aurait été colmatée avec de la chaux et de la soude".
La direction de l'usine interrogée par le journal sur ces informations a indiqué "qu'il s'agissait de questions au coeur des enquêtes, judiciaire administrative et interne, relatives à la situation avant l'explosion et qu'elle n'avait aucun commentaire à faire". Interrogée par l'AFP, une porte-parole a refusé d'en dire davantage.
Le Monde évoque pour sa part un rapport remis par deux experts désignés par les juges d'instruction, qui penchent eux aussi nettement en faveur de l'accident. Selon eux, l'explosion a eu lieu au centre de la masse des 300 tonnes de nitrate d'ammonium, ce qui rend "peu plausible" l'hypothèse de l'attentat. Le Figaro reprenait ce matin l'information, alors que le quotidien défendait jusque-là la piste de l'attentat, s'appuyant sur quelques soupçons concernant Hassan Jandoubi.
La piste Jandoubi invalidée
L'"affaire" Jandoubi, montée en épingle par certains médias, est justement en passe de s'éteindre. Après vérification, ni la police judiciaire ni les juges d'instruction n'ont accordé de crédit aux soupçons pesant sur l'intérimaire franco-tunisien. En outre, l'imam de Portet, Rachid Boumahdi, a décidé de porter plainte pour "diffamation et propagation de fausses nouvelles". Le magazine Valeurs Actuelles, l'un des premiers à faire peser ses soupçons sur Jandoubi, avait décrit son lieu de culte comme un repaire de "barbus intégristes".
Enfin, la municipalité de Toulouse a décidé d'assigner le groupe TotalFinaElf, la société Grande Paroisse et leurs assureurs devant la justice pour obtenir une expertise judiciaire visant à évaluer les conséquences économiques de la catastrophe
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