© INTERNEA plusieurs reprises, déjà, la sonnette d'alarme avait été tirée. Sans résultat probant.
Le double assassinat de Plessis-Trévise porte à sept le nombre de policiers tués dans l'exercice de leurs fonctions depuis le début de l'année. Des statistiques qui provoquent l'émoi de l'ensemble des syndicats de la profession, beaucoup appelant les pouvoirs publics à "prendre conscience de la "gravité de la situation"."Ce que l'on constate depuis plus de deux ans, c'est une violence de plus en plus gratuite", explique Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie-Officiers. "Avant, les délinquants avaient conscience de tuer. Aujourd'hui, il n'y a plus de limites : on utilise la violence ultime pour tout et n'importe quoi. La vie n'a plus aucun prix". De son côté, le Syndicat national des officiers de police (SNOP, majoritaire) affirme que "les élus doivent rapidement prendre en considération les difficultés du métier de policier". Il attend "un signal fort de l'ensemble des responsables politiques" sur la sécurité.
"Il faut des peines exemplaires"
Que faire pour contrer cette violence ? Le SNPT (Syndicat national des policiers en tenue), demande au gouvernement "de prendre en compte" la "dangerosité" du métier de policier et des "moyens". Joaquim Masanet, secrétaire général de l'UNSA-police, se dit favorable à la création d'un fichier national recensant les détenteurs d'armes à feu.
D'autres évoquent la révision de l'ordonnance de 1945 (relative à l'"enfance délinquante", elle privilégie l'éducation sur la sanction) et de la loi Guigou sur la présomption d'innocence. "La réponse n'est pas seulement policière, analyse Bruno Beschizza. Aujourd'hui, une grand sentiment d'impunité habite les délinquants. Un policier, même protégé par un gilet pare-balles, ne fera pas le poids face à un dingue à l'arme automatique. C'est pourquoi on demande maintenant une réponse judiciaire. Il faut des peines exemplaires. Il n'y a que cela qui fera réfléchir le délinquant avant un drame".
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