© INTERNEA vos tire-bouchons ! Le beaujolais nouveau est arrivé. Une année 2001 à marquer d'une pierre blanche. Pour la cinquantième année consécutive, la petite bouteille, tant attendue des Français une fois l'automne venu, viendra orner les tables et réchauffer les corps.
Bangkok, élue capitale d'accueil
Le début de l'aventure remonte au 13 novembre 1951. Ce jour là, l'administration française décide que "certains vins à appellation contrôlée" comme les beaujolais et beaujolais villages, pouvaient être commercialisés le troisième jeudi de novembre, "sans attendre le déblocage général du 15 décembre", date de commercialisation légale des nouveaux crus chaque année. Les "vins nouveaux" devront alors leur succès au cépage gamay, à une vinification courte, de 4 à 5 jours au plus par grappes entières... et au savoir-faire des 3.619 vignerons de la vallée de la Saône (centre-est). Les autres régions vinicoles françaises ne constitueront jamais une concurrence pour ce vin de novembre dont le succès va croître lentement.
La petite révolution administrative de 1951 passe d'abord quelque peu inaperçue. Les volumes
commercialisés alors s'élèvent à environ 15.000 hectolitres. Vendus en barriques, ils sont consommés essentiellement dans les cafés de la ville voisine de Lyon et de Paris, comme "vin de comptoir". Mais, progressivement, la commercialisation en bouteilles va permettre au Beaujolais Nouveau d'accéder à la carte des vins des restaurants et bars à vins branchés à Lyon, à Paris, puis dans toute la France et dans toute l'Europe, sur le continent américain, en Scandinavie et au Japon.Aujourd'hui, la France produit quelque 60 millions de bouteilles chaque année. Un tiers de cette production est exporté et de nouveaux marchés (Russie, Thaïlande) sont prospectés. Avec plus de 6 millions de bouteilles consommées en 2000, le Japon est déjà le deuxième marché importateur, derrière l'Allemagne mais devant les Etats-Unis. Six gros avions cargos décolleront de Lyon aujourd'hui pour arriver avant les douze coups de minuit sur l'île du soleil levant.
Le goût de banane ? Que du naturel ! Dans son édition du 15 novembre, Le Parisien affirme que "le fameux arôme de banane provient d'une levure spécifique ajoutée au moût". Contacté par tf1.fr, Michel Saint-Cyr, producteur de Beaujolais dans la région des Pierres dorées (Rhône), dément formellement. "Le goût de banane, qui était très prononcé en 1988 notamment, vient de la maturité avancée du raisin", affirme-t-il. "On travaille effectivement avec des levures pour accélérer la fermentation. Car les levures 'indigènes' ne démarrent qu'au bout de 24 à 48 heures. Pour éviter l'oxydation, on utilisait donc du SO2, du souffre. Aujourd'hui, on utilise des levures. Mais celles-ci sont élaborées à partir de gamay". |
Photo d'ouverture : prise en 2000
Retour MYTF1
Chargement en cours...




