© INTERNEAprès un an d'hésitation douloureuse, elles ont réussi à franchir le pas. L'épouse d'Emile Louis et sa fille se sont constituées partie civile contre celui avec qui elles vivaient. Elles ont fait cette démarche ensemble, le 22 octobre dernier, mais l'information n'a été divulguée qu'aujourd'hui par le quotidien Aujourd'hui. Toutes deux l'accusent de leur avoir fait subir pendant plusieurs années des sévices. Emile Louis, 67 ans, avait été mis en examen en février dernier par le juge varois Didier Guissart pour des viols avec torture et actes de barbarie sur quatre personnes vulnérables de son entourage familial ou social dans le Var, où il a vécu entre le milieu des années 1980 et son interpellation à Draguignan, le 12 décembre 2000.
Entendue au lendemain de l'arrestation de son mari, Chantal-Louis P. raconte son calvaire aux gendarmes. En état de choc, elle explique avoir été ligotée, violée, torturée, "elle précise notamment qu'Emile Louis avait pris l'habitude de lui entailler la peau, juste sous les seins pour boire son sang" détaille le quotidien, tout en précisant que les expertises médicales n'ont pu le confirmer. Sa fille lui aurait aussi confiée avoir été violée en 1995, à l'âge de 15 ans. Mais Chantal-Louis P., jusqu'au 22 octobre dernier, a toujours refusé de porter plainte.
Son initiative et celle de sa fille vont permettre de renforcer une procédure qui s'annonçait très fragile, explique le quotidien Aujourd'hui, car seules deux des quatre victimes – une femme de ménage et sa mère - avaient accepté de porter plainte contre Emile Louis. Ce dernier, entendu à deux reprises, en février et en septembre, au tribunal de Draguignan, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés dans le sud-est de la France. Il aurait juste reconnu avoir "caressé le sexe de la fille de Chantal". Emile Louis est également soupçonné d'avoir assassiné entre 1977 et 1981 sept jeunes femmes handicapées dans la région d'Auxerre (Yonne).
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