© INTERNEHeureux qui comme Strauss-Kahn… doit se dire Robert Hue. A quelques heures du jugement du tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire du financement présumé occulte du parti par la CGE (devenue Vivendi), le président du Parti communiste français (PCF) espère connaître le même sort que l’ancien ministre de l’Economie. Poursuivi depuis 1996 pour "recel de trafic d'influence", Robert Hue partage en effet avec Dominique Strauss-Kahn d'avoir été mis en cause dans un dossier complexe avant d'entendre à l'audience, avec une certaine surprise, que le parquet renonçait à requérir une peine à son encontre.
Des "soupçons" à défaut de preuves
A défaut de preuve, |
Une deuxième audience s’était alors tenue en juin 2001 mais aucune trace de remontée d'argent en provenance de Gifco n'avait été décelée dans la comptabilité du parti, ni dans celle de l'Agence centrale de publicité (ACP), régie publicitaire du journal L'Humanité. A défaut de preuve, le procureur Eric Thévenon n'avait donc évoqué que des "soupçons" dans son réquisitoire. "Dans le domaine de la délinquance financière, on ne peut complètement écarter l'hypothèse d'un tribunal qui s'en remet à son intime conviction", avait ajouté le magistrat.
Le "bouquet" final
Retenant tantôt un "abus de bien social" mais rejetant le "recel", acceptant un "faux" mais pas "l'usage", prescrivant une période mais pas une autre, le représentant du parquet n'avait rien requis à l'encontre de Robert Hue, de Pierre Sotura, trésorier du parti au moment des faits, ainsi qu'à l'encontre des trois cadres de l'ACP poursuivis dans cette affaire. Seul prévenu lourdement chargé par l'accusation, Jean-Dominique Deschamps, ex-directeur général adjoint de la CGE, a mérité selon le parquet 15 à 18 mois de prison avec sursis et 30.500 euros (200.000 F) d'amende.
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