© INTERNEJacques Chirac d'un côté, Lionel Jospin de l'autre. Chacun à leur manière, les deux candidats non-officiels ont mobilisé leurs troupes, samedi soir, en prévision de l'élection présidentielle. Si les socialistes ont adopté sans surprise le projet Aubry, le chef de l'Etat a quant à lui réuni ses principaux soutiens en conclave à l'Elysée. "Le temps de la campagne n'est pas encore venu, mais le temps du débat démocratique peut commencer, a-t-il déclaré aux outsiders impatients. Ce temps vous appartient. Vous devez dès maintenant l'occuper en proposant à nos compatriotes votre vision de l'avenir", a-t-il poursuivi. "Il importe que le débat se noue avec les Français. Ce débat de fond, vous devez vous y engager et le conduire". Vous devez "écouter les Français, engager la discussion avec eux à la hauteur qu'il convient, avec efficacité, avec force, avec dignité, pour donner l'exemple d'une vraie démocratie qui pose les problèmes sans faux fuyants".
Pendant près de deux heures, il s'était entouré de certains de ceux qui prendront une part essentielle à sa future campagne, parmi lesquels les RPR Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Philippe Séguin, Michèle Alliot-Marie, Patrick Devedjian, le président du Sénat Christian Poncelet, l'UDF Philippe Douste-Blazy, les DL Jean-Pierre Raffarin et Jean-Claude Gaudin. Il doit réunir dimanche une quarantaine d'autres élus, chargés de répondre aux socialistes.
Impatience à droite comme à gauche
Samedi, le président de l'UDF François Bayrou a violemment reproché à Jacques Chirac et Lionel Jospin de ne pas officialiser leur candidature. "Nous avons un Premier ministre qui n'est pas candidat et un président de la République qui, dieu sait, ne l'est pas non plus", a-t-il dit devant le conseil national de l'UDF réuni pour adopter son programme pour les législatives. "Mais pour la première fois dans l'histoire universelle, des personnes qui ne sont pas candidates ont nommé un directeur de campagne et choisi des locaux de campagne", a-t-il ajouté, faisant allusion au choix par Jacques Chirac d'Antoine Ruffenacht comme directeur de campagne et par le PS des locaux de campagne pour Lionel Jospin. "Il y en a marre qu'on nous prenne pour des imbéciles".
Ces critiques rejoignent celles d'autres candidats, Alain Madelin, Robert Hue et Jean-Pierre Chevènement. Dans le camp chiraquien, beaucoup souhaitent aussi une accélération du tempo comme Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur. Ils s'inquiétent des sondages qui ne donnent qu'une avance étroite au président de la République sur le Premier ministre au second tour.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





