La recherche des disparus plus efficace

Par F.L., le 15 janvier 2002 à 21h49 , mis à jour le 13 janvier 2002 à 21h52

Daniel Vaillant a annoncé un dispositif national pour renforcer la rapidité et l'efficacité des recherches des quelque 50.000 personnes qui disparaissent chaque année. Principale mesure : la création d'un office central des disparitions.

disparus affiche © INTERNE

En France, 50.000 personnes disparaissent chaque année, adultes ou mineurs. En 1997, 91% des 46.500 mineurs disparus avaient été retrouvés dans les quinze jours. Pour les majeurs, environ 80% des 10.000 à 15.000 disparitions annuelles sont volontaires et 55% des personnes retrouvées refusent de reprendre contact avec leurs proches. Environ 2 % des disparus ne sont jamais retrouvés.

Face à une disparition, les familles "ont souvent l'impression qu'on ne les prend pas au sérieux", selon Philippe Bastien, président de l'association SOS-recherche de personnes disparues, en insistant sur la nécessité de former les policiers à "prendre en compte l'angoisse des familles". C’est, en partie, pour lutter contre ce sentiment de manque d’écoute que le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant a annoncé en fin de matinée, à la préfecture de région de Lille, un nouveau dispositif français de recherche des personnes disparues. Il prévoit notamment la création d'un office central des disparitions, où policiers et gendarmes travailleront côte à côte, et l'amélioration de l'écoute et de l'accueil des familles.

Elargissement de la notion de "disparition inquiétante"

Les procédures actuelles ne permettent pas de recherche active de la personne si la disparition ne comporte pas de caractère inquiétant, s'il n'y a pas d'élément montrant qu'elle a pu être victime d'une infraction, délit ou crime. Les familles d'un enfant fugueur, ou d'un adulte disparu, ont "ainsi l'impression qu'on les laisse tomber", souligne Philippe Bastien, estimant que "lorsqu'il y a disparition, quelle qu'elle soit, il faut considérer qu'il y a tout de suite danger. Même s'il s'agit d'un mineur qui fugue pour la énième fois, on ne sait jamais dans quelles mains il peut tomber".

Le nouveau dispositif présenté lundi par le ministre de l'Intérieur prévoit ainsi l'élargissement de la notion de "disparition inquiétante". Toute disparition subite ou inexpliquée de mineur ou de majeur devrait donc désormais être considérée d'emblée, comme telle.

Par F.L. le 15 janvier 2002 à 21:49
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