© INTERNELes principaux points de la loi sur la Corse
C’est un coup dur pour le gouvernement Jospin. En censurant l’article 1 sur les pouvoirs de l’Assemblée de Corse, essence même du nouveau statut, le Conseil constitutionnel a mis à mal le symbole le plus important du processus de Matignon. L’Assemblée territoriale de l’île de beauté ne pourra donc pas adopter à sa convenance des lois votées à Paris. Les neufs sages expliquent qu’un tel transfert du pouvoir de faire la loi n’est possible qu’en modifiant la Constitution. La mesure, réclamée par les nationalistes, était il est vrai très controversée. De nombreux constitutionnalistes estimaient d’ailleurs qu’elle ne franchirait pas la barrière de la haute juridiction. Le Premier ministre avait néanmoins tenu à la maintenir.
L’autre mesure ambiguë –l’enseignement de la langue corse- a en revanche reçu son feu vert "dans le cadre de l'horaire normal des écoles maternelles et élémentaires de Corse". Cet apprentissage devra néanmoins se faire de manière facultatif, tant pour les élèves que pour les enseignants. Cette réserve d'interprétation devra être prise en compte dans les circulaires d'application de la loi. Le Conseil a validé le reste du texte, en rejetant tous les arguments avancés par les parlementaires de l'opposition.
Rendez-vous en 2004 ?
|
Cette décision du Conseil constitutionnel ne clôture cependant pas le débat sur l'avenir de la Corse. Le projet du gouvernement souligne qu’une éventuelle révision de la Constitution, qui permettrait une plus grande autonomie, pourrait intervenir en 2004.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




