Chirac en campagne, Jospin à l'affût

Par Franck LEFEBVRE, le 13 février 2002 à 13h14 , mis à jour le 13 février 2002 à 13h35

Ambiance de "sérénité et de travail" au premier Conseil des ministres depuis l'entrée en campagne de Jacques Chirac pour la présidentielle... Malgré une première escarmouche de Lionel Jospin, candidat encore non déclaré.

MM. Chirac et Jospin | Archives AFP © INTERNE

C’est dans une ambiance un peu particulière que s’est ouvert mercredi le Conseil des ministres… le premier depuis l’annonce de la candidature de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle. Officiellement, le Conseil s'est déroulé dans une "ambiance de sérénité, de travail, de courtoisie" selon le mot de Roger-Gérard Schwartzenberg (Recherche), interrogé à sa sortie de l'Elysée. Guère plus disert, le ministre Vert de l'Environnement Yves Cochet a noté que "le conseil était aussi détendu et aussi tendu que d'habitude" (sic), ajoutant que "Jacques Chirac est égal à lui-même. Il a cette faculté de pouvoir être président quand il le faut, comme au moment du Conseil des ministres, et puis désormais candidat avec le style qu'il a développé depuis lundi".

"On ne fait que commencer cette période intéressante"

Il y avait tout de même de l’électricité dans l’air entre le Président-candidat et son Premier ministre-candidat. Et Lionel Jospin ne s’est pas privé de quelques remarques douces-amères en évoquant le passage à l’euro. Rendant compte des travaux du Conseil des ministres, Jean-Jack Queyranne (relations avec le Parlement) s’est contenté d’indiquer, dans un style forcément sobre et aseptisé, que le Premier ministre avait expliqué que "si le passage à l'euro s'était bien passé, ce n'était pas le fruit du hasard mais celui d'une préparation longue et minutieuse" du gouvernement, qui avait "assumé la responsabilité de l'ensemble du passage à l'euro".

Cette petite phrase, si elle n’a suscité aucun commentaire de la part du ministre chargé des relations avec le Parlement, a en revanche été perçue par Charles Josselin (Coopération) comme une attaque, certes peu virulente, mais à peine déguisée de Lionel Jospin à l'égard de Jacques Chirac. "J'ai simplement vu le Premier ministre marquer un peu plus sévèrement, tacler un peu [le chef de l'Etat], sur un dossier", a déclaré Charles Josselin à sa sortie de l'Elysée. "C'était simplement, a-t-il ajouté, la petite note un peu particulière de ce matin, mais on ne fait que commencer cette période intéressante". Les hostilités sont bel et bien ouvertes...

Photo d'ouverture : archive

Par Franck LEFEBVRE le 13 février 2002 à 13:14
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience