© INTERNELa candidature enfin déclarée de Chirac donnait à Jean-Pierre Chevènement l’occasion rêvée de l’attaquer de front. C’est ce qu’il a fait jeudi soir. Sur TF1 tout d’abord, où il a déclaré lors d'une interview depuis Nice que sa présence dans la campagne "menaçait tellement (Jacques) Chirac" qu'elle l'avait obligé à "précipiter sa candidature". Puis en soirée, au cours d'un meeting dans la même ville, Jean-Pierre Chevènement s'est interrogé sur la "sincérité" du candidat Chirac, dont il a jugé le bilan "nul" et le projet "creux". Revenant sur l'intervention du chef de l’Etat lundi à la télévision, Jean-Pierre Chevènement a noté : "il a parlé 25 minutes pour ne rien dire", qualifiant de "surréaliste" le fait qu'il se soit "présenté comme le candidat du renouvellement".
Mais Chevènement a également lancé des flèches contre Lionel Jospin, "un autre candidat qui a un directeur de campagne, un QG de campagne, des publicitaires. Il ne lui manque que la déclaration", a-t-il lancé, mais surtout "il lui manque un programme", "nous ne connaissons que le catalogue de la Redoute que lui présentent les différents ténors du PS".
La lutte contre l'insécurité, "grande cause nationale"
"L'un parle passion, l'autre parle désir", a-t-il ironisé, "ils nous parlent en réalité de leur ego, mais l'élection présidentielle appartient aux Français qui veulent un débat sur le fond". Et comme premier élément à ce "débat de fond", Jean-Pierre Chevènement a déclaré qu'en cas de victoire les 100 premiers jours de son mandat seraient consacrés à la lutte contre l'insécurité, avant d’en détailler les trois idées maîtresse : relancer la politique d'accès la citoyenneté, la réforme de l'ordonnance des mineurs de 1945 et deux lois de programmation, l'une pour la police et la gendarmerie et l'autre pour la justice.
Photo d'ouverture : Jean-Pierre Chevènement jeudi soir sur TF1 - DR
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