© INTERNE"Je ne suis ni atteint, ni éteint", a conclu haut et fort le président du RPF et candidat à la présidentielle. Lors de son discours, hier soir, à la Mutualité (5ème ardt Paris), Charles Pasqua a fustigé la tête de l'exécutif à qui il impute le "laxisme ambiant" et la "glissade générale" que connaît la France "depuis mai 1968". "Nous ne transigerons sur rien et nous rappellerons aux uns et aux autres leur reniement, nous apporterons la bonne parole pour qu'au final, ce soit la nation qui l'emporte", a-t-il martelé devant une assemblée de plus de 1.200 personnes, selon les chiffres donnés par les organisateurs.
Au cours de sa prise de parole, longue d'une cinquantaine de minutes, le candidat du RPF a en particulier proposé de réduire le nombre des députés à l'Assemblée nationale. "Un député pour 200.000 habitants, c'est suffisant", a-t-il dit, avant d'ajouter qu'en ce qui concerne les membres du gouvernement, "on pourrait en supprimer un sur deux". Faisant référence au thème de l'insécurité en France, M. Pasqua a par ailleurs estimé qu'il fallait "consulter les français sur le rétablissement de la peine de mort".
M. Pasqua, sous le coup de trois mises en examen, s'est exprimé après que Jean Tiberi, maire du Vème arrondissement, ait précisé, en ouverture du meeting, qu'il comptait sur M. Pasqua "pour faire gagner notre camp", sans donner plus de précision sur le "camp" en question.
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