© INTERNEUne semaine après l’annonce de sa candidature, Jacques Chirac effectue aujourd’hui son premier déplacement de campagne à Garges-lès-Gonesse, dans le Val d'Oise. Au programme : la présentation de son plan d'ensemble contre l'insécurité.
Le président sortant a ainsi affirmé que la lutte contre l'insécurité est "la première responsabilité et le premier devoir de l'Etat" car "plus personne ne se sent à l'abri" en France. "Dans la période qui va s'ouvrir et pour les cinq prochaines années, ce sera l'une des plus grandes exigences du président de la République et du gouvernement". "Il y a urgence à agir et à réagir", a-t-il dit car "la violence est en train de changer le visage de notre République". "Plus personne en France n'est à l'abri. Plus personne ne se sent à l'abri". "Avec la montée de la violence, c'est la cohésion même de notre société qui est en cause, c'est notre modèle républicain qui s'affaiblit, c'est le lien social qui se distend, car la sécurité est à la racine même du pacte social", a-t-il fait valoir.
"Réponse immédiate, dissuasive et proportionnée à la faute"
Le but chiraquien pour les cinq ans à venir : aboutir à une "impunité zéro", afin qu'aucune infraction, "si légère soit-elle ne soit laissée sans une réponse immédiate, dissuasive et proportionnée à la faute". "Pour les serviteurs de la loi comme pour tous les citoyens, l'impunité de ceux qui bafouent la loi est aussi décourageante qu'insupportable" souligne le locataire de l'Elysée.
Pour atteindre cet objectif, Jacques Chirac propose la création d'un grand ministère de la Sécurité intérieure ayant sous sa responsabilité la police et la gendarmerie. La gendarmerie conserverait toutefois son statut militaire et son "lien spécifique avec le ministère de la Défense". "Dès son entrée en fonction, le président de la République devra mettre en place un Conseil de sécurité intérieure, sur le modèle de ce qui existe déjà pour la Défense, l'Europe ou les Affaires étrangères". Alors qu'il existe actuellement un Conseil de sécurité intérieure qui se réunit autour du Premier ministre, Jacques Chirac suggère qu'il soit "placé sous la présidence du chef de l'Etat".
Chirac stable, Le Pen à la hausse |
| Jacques Chirac l'emporterait toujours au second tour de la présidentielle sur Lionel Jospin par 53% des voix (comme la semaine dernière), après l'avoir devancé au premier tour par 25% (-2) contre 20% (-3), selon un sondage IPSOS/Le Figaro/Europe 1 à paraître mardi. Jean-Pierre Chevènement obtiendrait 12% (+1), Jean-Marie Le Pen 10% (+2), Arlette Laguiller 7% (+1) Robert Hue 6% (=), Noël Mamère 5% (=), Charles Pasqua 3% (+1), à égalité avec François Bayrou et Alain Madelin (=). 17% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote au premier tour et 20% au second. |
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