Tous en lice !

Par Franck LEFEBVRE, le 21 février 2002 à 13h59 , mis à jour le 21 février 2002 à 14h08

Avec la candidature enfin officialisée de Jospin, la campagne électorale peut vraiment commencer. Si le Premier ministre reste silencieux et se réserve pour ce soir, 20 heures, ses troupes et ses adversaires multiplient les escarmouches. Pendant ce temps, l'équipe Chirac inaugure son QG de campagne et annonce son slogan.

candidats presidentielle © INTERNE

La campagne a vraiment commencé. L’annonce de l’entrée en lice de Lionel Jospin a précipité la course électorale. Mais en attendant son intervention ce soir au 20 heures de France 2, le Premier ministre et désormais candidat reste discret. Il a reporté d’une journée sa participation à un forum organisé par Mikhaïl Gorbatchev à Lyon. Il laisse à ses supporters et adversaires le soin de porter le fer.

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Et les escarmouches ne manquent pas. Quand François Hollande se fend sur France Inter d’une explication de texte de la candidature de Lionel Jospin, indiquant que le Premier ministre a choisi d'être "candidat autrement" à la présidentielle, avant peut-être de présider "autrement", Roselyne Bachelot lui réplique que "la France a été bien présidée, mais les Français veulent qu'elle soit gouvernée autrement". De son côté, Marie-Josée Roig, maire RPR d'Avignon, ironise sur un Lionel Jospin qui "a télégraphié sa candidature au peuple comme sous l'ancien régime on faisait porter les plis." Robert Hue les renvoie dos à dos en jugeant "insupportable" l'entrée en campagne "théâtralisée" de Jacques Chirac et Lionel Jospin, et François Bayrou estime "utile de battre Lionel Jospin et nécessaire d'être libre à l'égard de Jacques Chirac".

Chirac veut une campagne "ramassée et dynamique"

Mais outre ces amabilités échangées entre candidats, d’autres indices plus nets marquent véritablement le début de la confrontation électorale. Les supporters chiraquiens s’activent. Ce jeudi a vu l’ouverture du siège de campagne de Chirac, au 67/69 rue du Faubourg Saint-Martin, dans le Xe arrondissement de Paris. Et à cette occasion, Antoine Rufenacht, directeur de campagne de Jacques Chirac, et Roselyne Bachelot, sa porte-parole, ont présenté le slogan du candidat "la France en grand, la France ensemble" qui "définit l'ambition et le projet" du candidat pour une campagne "modeste", "ramassée et dynamique". Le président-candidat veut "porter haut la voix de la France pour faire avancer des causes qui lui tiennent à coeur: faire progresser l'Europe, humaniser la mondialisation, relancer l'aide publique au développement, protéger l'environnement, bâtir un monde multipolaire" et promouvoir "le dialogue des cultures", selon Roselyne Bachelot.

Antoine Rufenacht a d'ailleurs fait remarquer que le QG de campagne, le Tapis Rouge, était installé dans "un quartier populaire" où vivent beaucoup de communautés". "Ce choix correspond au sens que Jacques Chirac veut donner à sa campagne", a-t-il dit.

Par Franck LEFEBVRE le 21 février 2002 à 13:59
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