© INTERNECertes, le vote du parti radical valoisien n’est en rien une surprise. Mais si la décision de ses 400 délégués était attendue, elle ajoute un peu au naufrage de François Bayrou. Car samedi, à une large majorité, la composante radicale de l‘UDF a choisi de se tourner vers Jacques Chirac. Bayrou, au plus bas dans les sondages (il culmine à 3% des intentions de vote) et déjà lâché par de nombreux parlementaires centristes, se retrouve à la tête d’un parti qui s’effrite sous ses pieds.
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Face à la fronde, le président de l’UDF fait pourtant preuve d’une belle combativité. Au matin même du vote, invité d'Europe 1, il a affirmé : "l'idée qu'on puisse enrôler tous les Français à l'intérieur du même parti, obéissant à la même direction et soutenant le même homme est une idée absurde et nuisible". Et le candidat centriste de marteler qu’une futur majorité de droite "doit avoir deux pôles" et qu’il "exigera le respect". Une ardeur apparemment intacte qu’explique sans doute "l’effet Toulouse". Ironie du sort, c’est une semaine à peine après son apparition à la convention de l’UEM, où il n’avait pas hésité à braver les militants RPR pour défendre une fois encore l’idée d’une droite nécessairement bicéphale, que François Bayrou perd l’appui du parti radical.
Photo d'ouverture : le vote des délégués du parti radical, samedi - DR
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