© INTERNEIl fallait s'y attendre. Contrairement à ce que les candidats Jospin et Chirac et leur entourage promettaient il y a encore quelques jours, la campagne présidentielle ne sera pas "propre". Aux piques d'hier, ont succédé depuis 48 heures des attaques vives.
Un président "fatigué, vieilli"
|
Alors, attaques personnelles ? Jospin s’en défend. Il estime d'ailleurs que le libéral Alain Madelin a dit des choses "encore plus dures" que lui. S'il "concentre" le tir sur le président sortant, c'est parce qu'il est son "adversaire principal". Il considère d'ailleurs que le candidat RPR "cannibalise" ses concurrents de droite. "Il s'en nourrit, mais ça l'appauvrit et il n'aura plus de réserves" pour le second tour, pronostique Lionel Jospin. Avant de glisser quelques nouvelles piques sur l'utilisation par Jacques Chirac d'un prompteur, illustration selon lui de sa façon de "duper" les Français…
"Une approche très idéologique de la politique"
Jacques Chirac non plus, ne mâche pas ses mots : dans une interview publiée lundi par Le Figaro, il juge "inacceptable (...) l'instrumentalisation des affaires à des fins politiques", en affirmant que ces "méthodes sont celles de tous les extrémismes et de tous les fascismes". "Ces campagnes haineuses nous renvoient à des époques peu glorieuses de notre passé, des époques que l'on croyait révolues. Il y a loin de la haine à la vérité. On ne trouve jamais la vérité dans les poubelles", poursuit-il.
Constatant que "certains candidats privilégient l'agressivité, l'arrogance et le mépris sur la proposition et la réflexion", le candidat-président "invite chacun à garder son sang-froid". Et de reprocher à Lionel Jospin de ne pas exprimer d'idées mais de "formuler surtout des attaques". "Le Premier ministre conserve une approche très idéologique de la politique", insiste-t-il.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



