© INTERNEOn s’attendait à un clash diplomatique au Salon du Livre. Mais on ne l’imaginait pas si rapide. Catherine Tasca avait indiqué par avance qu’elle refuserait d’accueillir Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien. Or le protocole veut que le ministre de la Culture français reçoive le représentant du pays d’honneur (en l’occurrence l’Italie pour cette 22e édition).
Cette "non-réception" n’aura pas lieu. L’Italie a en effet décidé de se retirer de la manifestation avant l'arrivée de l'hôte du Palais Chigi. Les raisons de ce départ : la manifestation anti-Berlusconi qui a perturbé jeudi la soirée inaugurale. Le sous-secrétaires d'Etat italiens à la Culture et aux Biens culturels, Vittorio Sgarbi et Nicola Bono, avaient notamment été copieusement sifflés et hués par les opposants à la politique de Silvio Berlusconi.
Pas d'incidence
Ce retrait de la délégation officielle italienne n’aura néanmoins aucune incidence sur le bon déroulement du Salon. Il ne concerne pas les éditeurs et auteurs italiens. Pour Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l'édition (SNE, organisateur du Salon), "rien n'est changé, tout se passe très bien avec nos collègues italiens". "La décision de la délégation italienne est un non-événement" explique-t-il.
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