© INTERNEComment un homme, responsable d’un carnage dans un conseil municipal de la République, a-t-il pu se suicider lors d’un interrogatoire dès le lendemain du drame, alors même qu’il avait clairement annoncé qu’il comptait en finir avec la vie ? Comment a-t-il pu se lever de sa chaise, ouvrir un vasistas et sauter dans le vide sans en être empêché par les deux policiers qui se trouvaient dans la pièce ?
C’est entre autres à ces questions que l'Inspection générale des services, saisie conjointement par les ministères de la Justice et de l'Intérieur, devra apporter des réponses. Dés jeudi après-midi, la "police des polices" a débuté son enquête. Les deux policiers de la brigade criminelle -un capitaine et un brigadier- qui procédaient à la poursuite de la garde à vue de Durn, jeudi matin, ont été longuement interrogés. Ils ont notamment raconté qu'ils n'avaient pu éviter qu’il se défenestre et que "rien ne laissait présager" un tel acte. D'autres membres et responsables de cette brigade ont également été entendus.
Conclusions partielles
Lors de leurs investigations, les policiers de l'IGS ont constaté "de visu" les lieux du drame. Ils ont noté que le "Velux" par lequel a sauté Richard Durn n'était pas verrouillé. Selon des sources syndicales policières, demande en avait été faite il y a plusieurs années par les officiers de la criminelle, quand ils se sont installés dans ces locaux. Il était, rapportent ces sources, impossible de poser des barreaux aux fenêtres des locaux des policiers pour des raisons de sécurité.
Les premières conclusions montrent qu'"aucun dysfonctionnement majeur" n'a été observé. "Les conditions" de la garde à vue, "telles que prescrites" par le code de procédure pénale, "ont été respectées". L'enquête devrait être achevée dans la semaine qui vient.
Un élu toujours entre la vie et la mort Cinq élus blessés lors de la tuerie étaient toujours dans un état très grave, vendredi, dont un entre la vie et la mort, sur un total de dix-neuf blessés. Pour sept autres blessés, le pronostic vital n'est pas en jeu mais des séquelles sont possibles. Enfin, sept personnes étaient sorties de l'hôpital vendredi à la mi-journée. | |
Hommage aux victimes de la tuerie de Nanterre, 10 ans après
Une quarantaine de personnes ont observé quelques minutes de silence, dans la nuit de lundi à mardi, devant l'hôtel de ville de Nanterre. Elles ont rendu hommage aux huit élus tués il y a 10 ans par Richard Durn.
Publié le 27/03/2012
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