© INTERNEAux douze coups de minuit, hier soir, les grilles du Conseil constitutionnel se sont définitivement fermées aux candidats à la présidence de la République. Ils avaient jusqu'à mardi minuit pour venir déposer leurs listes de parrainages d'élus nécessaires pour figurer dans la course à l'Elysée. En raison des décalages horaires, certains membres du Conseil sont toutefois restés sur les lieux jusqu'à ce matin pour pouvoir réceptionner, par fax, les éventuels derniers paraphes envoyés de certains départements d'Outre mer ou postes consulaires.
La liste officielle des candidats "aptes" à concourir, c'est-à-dire ayant obtenu 500 signatures en bonne et due forme, ne sera rendue publique que jeudi soir par le Conseil constitutionnel. Toutefois, un certain nombre de candidatures semblent acquises.
17 présidentiables, un record
Ainsi, à minuit, 17 candidats assuraient disposer de ces 500 parrainages et devraient donc, à les en croire, pouvoir se présenter au premier tour le 21 avril. Il s'agit, par ordre alphabétique, de François Bayrou, Olivier Besancenot, Christine Boutin, Jean-Pierre Chevènement, Jacques Chirac, Daniel Gluckstein, Robert Hue, Lionel Jospin, Arlette Laguiller, Corinne Lepage, Jean-Marie Le Pen, Alain Madelin, Noël Mamère, Bruno Mégret, Nicolas Miguet, Jean Saint-Josse et Christiane Taubira.
Le précédent record datait de 1974 avec 12 candidats à la présidence de la République.
Exit Pasqua ?
Le président du Rassemblement pour la France a déclaré ce matin qu'il ne pouvait pas "dire avec certitude" s'il disposerait des 500 parrainages nécessaires pour être candidat à la présidentielle. Il a ajouté qu'il n'est "pas certain, mais qu'il n'est pas exclu" qu'il atteigne "le seuil fatidique" des 500 signatures d'élus. "Mais il est évident que ma démarche se sera révélée plus difficile que je ne le pensais", a-t-il précisé.
M. Pasqua a invoqué deux raisons pour expliquer la difficulté de sa collecte de parrainages : "la première est l'effet désastreux produit auprès des maires par l'acharnement judiciaire dont j'ai été l'objet depuis six mois" et la deuxième le système des parrainages lui-même qui, selon lui, "donne la clé" de l'élection présidentielle "aux grands partis politiques et aux organisations très structurées".
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