Les parties civiles plaident la condamnation de Dils

Par F.A., le 23 avril 2002 à 19h51 , mis à jour le 22 avril 2002 à 19h57

Les avocats d’Alexandre et Cyril ont réclamé lundi à la cour d’assises des mineurs du Rhône de confirmer la culpabilité de Patrick Dils. Après les réquisitions de l’avocat général mardi et les plaidoiries de la défense, le verdict est attendu mercredi soir.

dils lyon © INTERNE

"Le dossier Dils est terrible de détails et de précisions". Me Dominique Rondu, l'avocat de la famille d’Alexandre Beckrich, a une nouvelle affiché sa conviction de la culpabilité de Patrick Dils dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz, le 28 septembre 1986. "ll est accablant, avec cette absence de réactions et de cris d'innocence que nous attendions et que nous n'avons jamais reçus" a-t-il précisé. "Alors, si vous avez cette intime conviction qu'il n'a pu inventer ces terribles détails et les réitérer six fois, je vous demande de confirmer la culpabilité de l'accusé et de mettre fin au calvaire de ces familles, pour qu'elles vivent enfin en paix" a conclu l'avocat devant les jurés.

Le supplément d'enquête pointant l'incohérence des aveux et la signature criminelle de Francis

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"Impliquer Heaulme dans l'affaire Dils n'a aucun sens"
    

 Heaulme ? Il le rejette en bloc. "J'ai la rigueur juridique" a-t-il lancé à l'avocat général, soulignant que ni la thèse des "cyber-gendarmes, 16 ans plus tard, avec leur démonstration informatico-horaire", ni celle de la culpabilité du tueur en série ne l'avaient convaincu. "Je sais faire la différence entre le dossier accablant de Dils et les hypothèses de Heaulme" a poursuivi Me Rondu, pour qui la présence du "routard du crime" sur les lieux du crime aux alentours de l’heure théorique des meurtres, ne constitue pas une preuve. "Est-ce pour autant que la +quasi-signature criminelle de Heaulme+ peut s'appliquer aux meurtres de Montigny ?".  

Réquisitoire favorable à l’accusé ?

"A vouloir trop prouver, on finit par dire n'importe quoi" a renchéri son confrère, Me Patrice Buisson, qualifiant d'"âneries" les conclusions du gendarmes. A l'aide d'un diaporama, le capitaine Hans avait démontré l'"incohérence" des aveux de Dils. "Travail irrecevable, de qui se moque-t-on ?" s'est exclamé Me Buisson, qui ne peut accepter ce "coupable de substitution". "Je préfère l'intuition d'un Varlet qui débouche sur des aveux détaillés et répétés" a-t-il poursuivi, évoquant l'enquête "bien faite" de l'inspecteur divisionnaire du SRPJ de Metz. Il a donc une nouvelle fois mis en avant les aveux dans lesquels, Dils, alors âgé de 16 ans, disait "avoir ressenti comme un déclic". Pendant près d'une heure, Me Rondu a lu à la cour les confessions successives de l'accusé, enrichies de "détails pour le moins troublants", entre le 29 avril 1987, jour de ses premiers aveux et sa rétractation, fin mai.

Mardi, la cour entendra le réquisitoire de l'avocat général. A la vue des débats, notamment le faible créneau horaire pendant lequel Dils a pu matériellement commettre les meurtres, il pourrait, comme son collègue rémois l’an passé, demander l’acquittement.

Par F.A. le 23 avril 2002 à 19:51
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