© INTERNEtf1.fr : Comment êtes-vous entrée en contact avec Patrick Dils ?
Docteur Anne Hass
tf1.fr : A travers ce que vous avez appris de lui, comment voyez-vous sa réinsertion ?
A.H. : Je suis très optimiste. Elle devrait se dérouler sans aucun problème majeur. Tout d’abord, il pourra compter sur l’assistance sans faille de sa famille. Pendant quinze ans, elle l’a toujours soutenu, du début à la fin. Ensuite, malgré une situation qui aurait pu le rendre fou, il est toujours resté lui-même. Bien qu’ayant été violé, il s’est néanmoins protégé de l’univers carcéral, se construisant seul. Enfin, et c’est le plus important, il a travaillé huit heures par jour pendant son incarcération. Il reprendra le rythme. Travailler dans cette imprimerie ne va donc pas le changer fondamentalement.
tf1.fr : Il doit également gérer la déferlante médiatique qui s’abat sur lui.
A.H. : Sur ce point également, je pense qu’il restera très simple. Les Dils sont des gens naturels, ils restent eux-mêmes quelles que soient les circonstances. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise par son interview dans "Sans aucun doute". Je craignais que cela soit moins sobre. Or il resté "vrai". Si les médias n’exagèrent pas trop, il n’aura pas de problème pour se protéger d’eux.
Reprise du travail Comme il l’avait annoncé juste après le verdict, Patrick Dils a commencé à travailler ce mardi dans une imprimerie de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Embauché comme magasinier, il y côtoie son frère Alain, qui pourra ainsi l’aider dans son retour à la vie normale. Il habitera donc désormais en Ile-de-France et ne retournera pas immédiatement à Montigny-lès-Metz. Titulaire d’un CAP de cuisinier, il pourrait par la suite entamer une carrière dans les métiers de bouche. | |
Propos recueillis
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