© INTERNELes passages à Cannes du réalisateur canadien David Cronenberg ne sont jamais passés inaperçus. En 1996, son film crash avait subi les foudres de nombreux festivaliers et était reparti avec un prix spécial du jury très controversé. Controverse à nouveau en 1999 lorsque Cronenberg, président du jury, couronne le cinéma vérité avec une palme d'or pour Rosetta et des prix d'interprétation pour des non-professionnels dans L'Humanité. Le cru 2002 promet son lot de discussions. On dit de Spider que c'est un film dur et perturbant ce qui pourrait néanmoins séduire le président 2002 qu'est David Lynch. L'histoire est celle d'un homme de 32 ans qui à sa sortie d'un hôpital psychiatrique retourne sur les lieux de l'assassinat de sa mère par son père vingt ans auparavant. C'est Ralph Fiennes qui tient le premier rôle de ce film qui n'a utilisé aucun effets spéciaux, une première pour Cronenberg.
Le cinéma social de Ken Loach
Le second prétendant du jour, à la Palme, est Ken Loach, un grand habitué de la compétition. Il y a reçu deux prix du jury, trois prix du jury de la Fipresci, un prix du jury œcuménique, deux mentions spéciales mais jamais la Palme d'or. Son nouveau film Sweet Sixteen raconte le parcours de Liam, adolescent de 16 ans qui va tout tenter pour retrouver une famille unie, une vraie galère quand on sait que la mère est en prison, la sœur mère célibataire et le père aux abonnés absents. Une nouvelle fois, le cinéaste britannique viendra défendre un cinéma réaliste, social et engagé.
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