© INTERNEOrange, Vitrolles, Marseille…la région Provence Alpes Côté d'Azur pourrait bien servir de tremplin au FN pour surmonter l'obstacle que représente un scrutin majoritaire et entrer dans l'hémicycle.
Jacques Bompard, élu député en 1986 à la faveur d'un scrutin à la proportionnelle, est l'un des prétendants. Candidat à Orange dont il est le maire depuis 1995, il jouit auprès des habitants de la 4e circonscription du Vaucluse d'une popularité considérable. Pour preuve : sa réélection à la tête de la ville avec 60 % des suffrages au premier tour des dernières municipales. Aux dernières législatives, une triangulaire l'avait opposé au député RPR sortant Thierry Mariani, et au candidat socialiste, Jean-Pierre Lambertin. Ce cas de figure pourrait se renouveler en juin et jouer en sa défaveur, les triangulaires faisant habituellement reculer les scores des candidats frontistes. En 1997, Jacques Bompard avait ainsi perdu trois points entre le premier et le second tour. Cependant, il peut bénéficier de la dynamique provoquée par les résultats de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle. A Orange, le leader du FN a remporté au second tour 34,24 % des suffrages, un de ses meilleurs scores dans l'Hexagone.
Marseille en ligne de mire
A Marseille, plusieurs postulants frontistes à la députation sont dans les rangs. Stéphane Durbec, conseiller régional, est bien placé dans la 8e circonscription. Considéré comme un des poulains de Jean-Marie Le Pen, il affrontera au premier tour, l'ancien candidat FN passé au MNR, Yvon Claire ainsi que Christophe Masse, le fils du député socialiste sortant. Stéphane Ravier qui a déjà remporté une cantonale partielle en janvier peut également se hisser au second tour dans la 7e circonscription où aux dernières législatives, un candidat FN avait réussi à se maintenir au second tour.
Du côté des Alpes-Maritimes, troisième département après le Vaucluse et le Var pour le vote FN à la présidentielle, Marie-France Stirbois, a ses chances à Nice, dans la 3e circonscription. Déjà élu député en 1989, elle affrontera une multitude de candidats de gauche et de droite, ce qui devrait favoriser son accession au second tour.
Dans la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône, Bruno Mégret peut également espérer remporter une victoire dans ce secteur où le MNR est bien implanté avec Catherine Mégret aux commandes de Vitrolles. Aux législatives de 1993 et 1997, il avait déjà réussi à se hisser au second tour. Face à un candidat de la gauche unie, le député sortant Vincent Burroni, et du candidat de l'UMP, Eric Diard, Bruno Mégret espère offrir à son parti sa première députation. A moins que l'information judiciaire ouverte pour "détournements de fonds publics et recel" à la mairie de Vitrolles ne se retourne contre lui.
Dans les autres régions, le FN mise sur ses têtes d'affiche comme Bruno Gollnisch dont la candidature dans la 13e circonscription du Rhône a définitivement été validée ou Carl Lang dans la 20e circonscription du Nord pour obtenir 20 députés et former ainsi un groupe à l'Assemblée nationale.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



