La Palme pour Polanski

Par Olivier CORRIEZ, le 26 mai 2002 à 20h03 , mis à jour le 26 mai 2002 à 20h16

Cannes s’est refermé sur la consécration du réalisateur Roman Polanski qui a reçu la Palme d’or pour son film "Le Pianiste". Le jury présidé par David Lynch a également salué à deux reprises le film du Finlandais Aki Kaurismaki, "L’Homme sans passé".

polanski palme cannes © INTERNE

Le festival de Cannes ne pouvait pas rendre un plus bel hommage à Roman Polanski. Le réalisateur d’origine polonaise a reçu des mains de Juliette Binoche la tant convoitée Palme d’Or de la 55e édition pour Le Pianiste. Dans ce film, Polanski relate la survie du compositeur polonais Wladyslaw Szpilman dans le ghetto de Varsovie de 1939. Un projet important pour le metteur en scène qui a vécu lui-même dans un autre ghetto, celui de Cracovie et qui a subit les bombardements de la capitale de la Pologne. Polanski s’est déclaré ému et honoré de recevoir ce prix prestigieux et a notamment remercié ses producteurs Robert Benmussa et Alain Sarde. La sortie française du film est programmé pour l’automne prochain.

Deux prix pour Kaurismaki

Le Finlandais Aki Kaurismaki, que beaucoup voyait à la place de Roman Polanski pour son film L’Homme sans passé, a reçu le Grand Prix tandis que son actrice principale, Kati Outinen, repartait avec le Prix d’interprétation féminine. Kaurismaki faisait figure de grand favori de la compétition cette année. C’est la seconde fois qu’il reçoit un prix à Cannes après la mention spéciale du jury œcuménique en 1996 pour Au loin s’en vont les nuages, mais une nouvelle fois la récompense suprême lui a échappé.
Le Prix d’interprétation masculine est allé à l’acteur belge Olivier Gourmet pour son rôle dans Le Fils de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Les deux frères portent décidément chance à leurs acteurs puisque ceux de Rosetta avaient également été honoré en 1999.

Michael Moore primé pour son dicumentaire

Le jury, présidé par David Lynch, consacre l’Américain Paul Thomas Anderson et le Coréen Im Kwon-taek, respectivement pour Punch-Drunk Love et Ivre de femmes et de peinture, co-lauréats du Prix de la mise en scène. Le prix du scénario va à l’Ecossais Paul Laverty pour Sweet Sixteen de Ken Loach. Intervention divine du Palestinien reçoit pour sa part le prix du jury. Un jury qui a également décidé de créer un prix du 55e anniversaire qui a été décerné au documentaire Bowling for Columbine de Michael Moore. Ce dernier en a profité pour remercier les Français qui « nous ont donné cette forme d’art, le cinéma ».
La France a été récompensée à travers la Caméra d’or, qui salue un premier film. C’est Bord de mer de Julie Lopes-Corval, présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, qui repart avec le trophée.

Retrouvez Cannes dans nos pages spéciales

Par Olivier CORRIEZ le 26 mai 2002 à 20:03
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience