Raffarin fixe le cap

Par F.A., le 24 mai 2002 à 21h40 , mis à jour le 23 mai 2002 à 21h49

Invité de France 2, le Premier ministre a passé en revue jeudi soir les différents domaines de l'action gouvernementale. Il a notamment abordé les dossiers de la sécurité, du SMIC, des impôts ou du conflit des médecins.

raffarin france 2 © INTERNE

Sécurité
en cas de victoire de la droite aux législatives, une "loi de programmation sur la sécurité" sera "votée en juillet" par l'Assemblée nationale. Le Premier ministre insiste sur l'importance de la lutte contre l'insécurité. "Les risques sont aujourd'hui de voir l'insécurité venir priver les Français de liberté", a-t-il dit, en ajoutant: "la sécurité est la première des libertés". "Il faut mettre en oeuvre d'autres attitudes et d'autres méthodes" que le gouvernement précédent ".

Conflit des médecins
Jean-Pierre Raffarin se dit "optimiste sur la conclusion d'un accord dans les jours prochains", avant les législatives, sur la consultation à 20 euros. "J'ai entendu le message. Nous voyons bien que l'inquiétude des médecins est en grande partie légitime et je suis très attentif à ce que nous disent les professionnels de santé".

SMIC
le Premier ministre  demande au Conseil économique et social (CES) de faire "très rapidement" une "proposition" sur une "bonne harmonisation qui serve les salariés" du SMIC. Il rappelle qu'il existe actuellement six SMIC différents.
(ndlr : comme chaque année, le SMIC doit être réévalué au 1er juillet, avec ou sans coup de pouce du gouvernement par rapport à l’inflation)

Impôts
- une modification de la prime pour l'emploi (PPE) telle que prévue actuellement "n'est pas à l'ordre du jour pour le moment".
- Jean-Pierre Raffarin "garantit" la baisse de l'impôt sur le revenu de 5% promise par le gouvernement. "Nous sommes sur les engagements qui ont été les nôtres, on se concentre sur la mobilisation économique". "On paie beaucoup trop d'impôts dans ce pays. La baisse d'impôts, je considère que c'est juste, et ce qui est injuste, c'est le chômage. Donc baisser les impôts, c'est bon pour tout le monde, car c'est bon pour l'emploi".

Déficits publics
"il est évident que nous partageons l'objectif de réduction des déficits" et "nous faisons tout ce que nous pouvons faire pour réduire les déficits le plus vite possible" souligne Jean-Pierre Raffarin. Les partenaires européens de la France "nous disent : +pendant 5 ans, vous n'avez pas fait les réformes de structures qu'on attendait+" comme les retraites. Je suis sûr qu'on trouvera un bon accord européen en respectant nos convictions européennes à partir du moment où on proposera les vraies réformes".
(ndlr : la France s'est engagée au sommet européen de Barcelone, en mars dernier, au retour à l'équilibre de ses finances publiques en 2004)

Pas de débat avec François Hollande
Jean-Pierre Raffarin oppose une fin de non recevoir au premier secrétaire du PS François Hollande, qui lui avait proposé un débat télévisé avant le premier tour des législatives. "Je suis chef du gouvernement, lui est chef d'un parti, chacun son métier. Qu’il s’adresse aux responsables de l'Union pour la majorité présidentielle ".

Par F.A. le 24 mai 2002 à 21:40
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