© INTERNE"A droite toute !". Pour décrire les résultats du premier tour des élections législatives, Le Parisien et France Soir ont employé la même expression en Une de leur édition de lundi. Un sentiment largement partagé par la presse nationale : "Le tour de la droite" (Libération), "Vers une majorité sans partage pour Chirac" (La Tribune), "La droite en marche pour une large victoire" (Les Echos).
Un "vote utile"
"Les Français ont voté utile… et contre la cohabitation", indique France Soir, notant que "la dynamique présidentielle a fonctionné à plein", certes "au détriment d’un discours de fond". Cette "alternance vraie" constitue un "retour aux fondamentaux de la Ve République", selon Ouest France. Pour La Tribune, "Jacques Chirac s’apprête à disposer de la panoplie politique en apparence la plus confortable jamais réunie", à savoir : une majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat et un parti du président tout puissant.
Il s’agit d’une "prime à l’Union", dont la gauche et l’UDF "marginalisée" pâtissent toutes les deux, analysent Les Echos. "A gauche, le PS surnage, les Verts stagnent, le PCF s’effondre", résume Libération. "C’est une page totalement nouvelle qui s’ouvre pour le Parti socialiste : il va devoir prétendre enfin seul à la majorité s’il veut revenir au pouvoir", avance le quotidien. Quant au Front national, il n’est "pas en mesure de peser sur le résultat du second tour", écrit Le Progrès de Lyon. Un motif de satisfaction supplémentaire pour la droite qui "se voit débarrassée de l'épineuse question des triangulaires. Il n'y en aura qu'une trentaine", précise Sud Ouest.
Appels aux abstentionnistes
Les "extrémistes de droite sont renvoyés dans les marges où ils perdent l’essentiel de leurs moyens de chantage" tandis que "les extrémistes de gauche (sont) à nouveau placardisés", annonce Libération. La Provence insiste même sur "l’échec cuisant" de Bruno Mégret. Selon Le Parisien, "le FN est la première victime de la forte abstention". Un phénomène que Le Figaro explique par trois principales raisons : "En renvoyant Jacques Chirac à l'Élysée, une partie des Français a eu le sentiment du devoir accompli". D’où une "démobilisation (qui) aurait davantage touché l'électorat de gauche que celui de droite". Enfin, "la multiplication des candidatures" a décontenancé les électeurs tout en contribuant à l’éparpillement des voix.
"L'issue du second tour dépendra en grande partie de la mobilisation des abstentionnistes, auxquels le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le premier secrétaire du PS François Hollande ont lancé un appel hier soir", prédisent Les Dernières nouvelles d’Alsace. Des abstentionnistes qui, comme le rappelle France Soir, forment au lendemain du premier tour le "premier parti de France".
Retour MYTF1
Chargement en cours...



