© INTERNEConfirmant la poussée bleue du premier tour, les résultats du second tour des élections législatives marquent une franche victoire de la droite, qui obtient une large majorité dans la nouvelle Assemblée nationale. Selon les résultats officiels, la droite (UDF-UMP) obtient une majorité confortable de 399 sièges, alors que la gauche (PS-PCF-Verts-PRG-Div.G) n'a que 178 députés. Le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin disposent donc d'un parlement stable pour gouverner pendant cinq ans.
Si le parti présidentiel UMP rafle la majorité absolue avec 376 députés, se trouvant donc en mesure de légiférer seul, le Parti socialiste sauve peu ou prou la mise, en obtenant seul 153 députés. L'UDF de François Bayrou, elle aussi, se trouve en position d'être une force d'appoint et de créer un groupe parlementaire, avec 29 élus. Le Parti communiste, que l'on disait moribond, crée la surprise en parvenant à conserver 21 députés dans la nouvelle assemblée, se trouvant tout juste en mesure de créer un groupe parlementaire. Des députés Verts sont présents dans l'hémicycle, avec 3 élus dont 2 à Paris, tandis que le Front national n'obtient aucun siège.
Quelques défaites lourdes à gauche
Du côté des personnalités politiques, ce second tour de scrutin réserve quelques importantes défaites à gauche, à l'image de Jean-Pierre Chevènement qui perd le fief du Territoire de Belfort qu'il détenait depuis 1973. La Verte Dominique Voynet, à Dole, est également battue, ainsi que l'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici, l'ancien président de l'Assemblée nationale Raymond Forni ou Martine Aubry, qui ne se présentait toutefois pas sur la commune dont elle est le premier magistrat. Le porte-parole du PS Vincent Peillon, qui se présentait dans la Somme, a également perdu la bataille du second tour et perd son siège de député. Le président du PCF Robert Hue, à Argenteuil, a été battu avec 216 voix de retard au profit de son adversaire UMP, Georges Mothron. (Lire notre article : "Aubry, Chevènement et Voynet battus").
Toutefois, le premier secrétaire du PS François Hollande a annoncé sa réélection à Tulle, en Corrèze. La victoire est également assurée pour Laurent Fabius, l'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco, le directeur de campagne de Lionel Jospin et ancien ministre Jean Glavany, le turbulent Arnaud Montebourg ou Jack Lang, dans une circonscription du Pas-de-Calais. A l'inverse, à droite, l'UMP José Rossi est battu en Corse par le maire divers-gauche d'Ajaccio Simon Renucci. Alain Madelin, président de DL, a été réélu à Redon.
Un triste record pour l'abstention
Moins nombreux encore qu'au premier tour, les électeurs français ont toutefois choisi une abstention massive, en ce dimanche estival
(Lire notre article : "L'abstention bat un nouveau record"). Selon les derniers chiffres, 39% des inscrits ne sont pas allés voter. Le taux enregistré au premier tour, dimanche 9 juin, était de 35,15% et le record pour un second tour de scrutin législatif sous la Ve République avait été enregistré en mars 1993, lorsque 32,49% des électeurs s'étaient abstenus.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



