© INTERNELe ministère de l'Intérieur a obtenu un consensus en annoncant, jeudi, des dispositions visant à renforcer la sécurité des convoyeurs de fonds, tout en assouplissant, "au cas par cas", le délai de mise en application des "mesures de sécurisation" imposées aux banques par le décret de décembre 2000. Ces mesures, "l'embarquement de nouvelles technologies" à bord des véhicules blindés et le délai supplémentaire allant de "un mois à un an" accordé aux maîtres d'ouvrages, ont été accueillies "favorablement" par les syndicats de convoyeurs, leurs employeurs et les banques.
Elles "sont la résultante d'un processus d'écoute et de consensus et répondent aux besoins des différentes parties prenantes", a déclaré Jean-Michel Houry, président de Brink's France à l'AFP. "On assure l'emploi et on entre dans le monde du raisonnable en donnant des délais et des solutions pour la mise à niveau des sites sans pour autant renoncer aux aspects sécuritaires", a ajouté M. Houry. De son côté, la Fédération bancaire française (FBF) s'est déclaré "satisfaite que le gouvernement prenne enfin acte des difficultés que (nous) avions soulevé depuis longtemps" et a souhaité que "lors de la prochaine table ronde on examine l'ensemble de la chaîne de circulation de l'argent".
Satisfaction syndicale
Les syndicats de convoyeurs qui faisaient de "l'embarquement dans leurs fourgons des nouvelles technologies" une "priorité" ont qualifié de "positive" cette "table ronde". "Unanimement tout le monde est content", a déclaré Jacques Charles (CFDT) à l'AFP. Daniel Canepa, le directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, présidait la "table ronde" : il "a autorisé la nouvelle technologie dans les véhicules blindés et n'a pas remis en cause les hommes armés, c'est ce que nous souhaitions, pour nous c'est une réunion très positive", a ajouté M. Charles.
Les mesures annoncées jeudi n'entreront en application qu'après "modification du décret du 18 décembre 2000 et de la loi du 10 juillet 2000 qui fixe au 31 décembre 2002 le terme pour la conduite des travaux de mise en sécurité", a précisé le ministère dans un communiqué. Ces modifications qui prendront la forme d'amendements, permettront d'une part "l'embarquement de nouvelles technologies à bord des véhicules blindés" (valises informatisées pour maquiller les billets, système de localisation par satellite GPS...) et d'autre part "d'accorder un délai supplémentaire" aux maîtres d'ouvrages rencontrant "des difficultés particulières" dans la conduite des travaux de mise en sécurité. Ce délai sera accordé après "avis de la commission départementale des transports de fonds" selon chaque cas et "ne pourra aller au-delà du 31 décembre 2003", soit un an au maximum, a ajouté le ministère.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



