Itinéraire d’un "garçon très discret"

Par (D'après AFP), le 15 juillet 2002 à 12h53 , mis à jour le 15 juillet 2002 à 12h58

"Jeune homme ordinaire", Maxime Brunerie est connu des Renseignement généraux depuis 1997 pour ses accointances avec les mouvements d’extrême droite. Membre du GUD, puis d’Unité radicale, il était le candidat du MNR aux dernières municipales.

Maxime Brunerie manifestation profil (TF1) © TF1

"Il ressemblait à un jeune ordinaire, en jeans et baskets, à qui on disait bonjour", explique Jacqueline. "C’est un jeune homme agréable et calme", témoignent ces riverains. "Je me souviens l'avoir vu peindre des banderoles devant sa maison avant d'aller à un match de football", se rappelle Jacqueline, qui ajoute : "Il avait de rares copains mais je ne l'ai jamais vu avec des filles."

Maxime, 25 ans, cheveux en brosse, des lunettes, pas très grand, étudiant, chauffeur de maître. "C'est une famille tout à fait normale, avec le père, Jean, qui travaille à la Snecma, la mère, Annie, employée chez Carrefour, et sa petite sœur,  Clémence, qui a 22 ans. Les parents ne sont pas là, ils sont en vacances, tout comme sa sœur, partie avec son copain", relate Dominique, un voisin.

Hooligan au Parc

Maxime, "un garçon très discret". Jusqu’à hier. Ses voisins de Courcouronnes ont découvert un tout autre personnage. Mythomane, selon les enquêteurs, Maxime Brunerie est connu des Renseignements généraux depuis 1997 pour avoir participé à des manifestations de mouvements néo-nazis. Cette année, il commence à fréquenter un groupe "assez dur" de jeunes extrémistes de droite et de skinhead d'Essonne.

Il rejoint ensuite le PNFE (Parti nationaliste français et européen)  fondé en 1987 à la suite d'une scission du Parti des forces nouvelles (PFN). Puis il trouve refuge dans des groupes de hooligans qui s'illustrent dans les tribunes des supporteurs du PSG au Parc des Princes lors des rencontres de matchs de football ponctués d'incidents violents, souvent à caractère racial.

Fan d'Internet

Il rejoint dans le même temps au GUD (Groupe Union Défense), mouvement  étudiant d'extrême droite, et, plus récemment, le mouvement "très activiste et dur", Unité radicale, dont certains  membres ne dissimulent pas leurs liens avec le Mouvement national républicain  (MNR) de Bruno Mégret. Enfin, en mars 2001, Maxime Brunerie est candidat du parti de M. Mégret aux  élections municipales, en septième position dans le 18e arrondissement de  Paris. La liste a obtenu 2,90% des voix.

Le tireur du 14 juillet était également un fanatique d'Internet et des jeux de  rôles. Il avait d'ailleurs laissé un message sur un site incitant les internautes à regarder la télévision dimanche.

Par (D'après AFP) le 15 juillet 2002 à 12:53
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