© INTERNEEnviron 600 militants nationalistes ont participé samedi à une réunion sur le projet "d'assemblée nationale corse", débattant notamment de la définition de ce que devrait être le "corps électoral" insulaire.
"Elaborer un projet constitutionnel"
Lors de cette réunion, à Prunelli-di-Fiumorbu, à une centaine de kilomètres au sud de Bastia, le chef de file de Corsica Nazione Jean-Guy Talamoni a souhaité à la tribune que "l'ensemble des nationalistes adhèrent à la démarche" et a appelé à "définir les critères du futur corps électoral corse" dans la perspective d'une indépendance de l'île. Il a appelé de ses vœux la création d'une "commission électorale qui devra statuer sur les critères de ce corps électoral". Un fascicule de demande d'adhésion volontaire en vue de la constitution du corps électoral a été distribué mais aucun calendrier n'a été annoncé.
Ecartant "toute approche ethnique", Jean-Guy Talamoni a néanmoins précisé que les "fonctionnaires français" travaillant en Corse "pour un ou deux ans" ne pouvaient pas faire partie de "cette communauté de destin". En revanche, il a indiqué que les Français installés sur l'île depuis longtemps et souhaitant prendre part au processus d'indépendance pourraient faire partie du corps électoral selon des conditions qui restent à être déterminées.
Autonomistes absents
L'idée de la création d'une "cunsulta naziunale" (assemblée nationale) a été lancée le 26 juin. Cette assemblée est destinée à devenir "un outil de souveraineté hors des institutions françaises" avec comme ambition "d’élaborer un projet constitutionnel".
Parmi les principaux responsables présents, figuraient Paul Quastana (Corsica Nazione), François Sargentini (Indipendenza) et Pierre Poggioli (ANC) ainsi que des représentants de Fronte Corsu et I Verdi Corsu. Les autonomistes, réunis autour des mouvements UPC, A Mossa Naziunale et A Munca Naziunale ne participent pas à cette initiative.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





