Les réactions à la déclaration du Premier ministre

Par Philippe MATHON, le 03 juillet 2002 à 19h16 , mis à jour le 03 juillet 2002 à 19h20

La classe politique est divisée après la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.

Assemblée nationale façade © Plurielles

Philippe Douste-Blazy, secrétaire général de l'UMP : "Le discours de Jean-Pierre Raffarin est un discours courageux, volontariste et de bon sens. Il est la démonstration de cette volonté de transformer rapidement une ambition politique pour la France en actions concrètes, perceptibles de tous".

Jean-Christophe Cambadélis (député PS): "Le gouvernement Raffarin est, au sens étymologique du terme, un gouvernement bourgeois, le gouvernement de la peur et de la rente".

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a relevé, dans un communiqué "le refus d'appréhender les problèmes de l'immigration, expédiés en une seule phrase à la fin du chapitre social". "Le Premier ministre n'a pas esquissé le moindre projet en faveur de la natalité", a ajouté M. Le Pen pour qui "cette absence de politique de la vie, allant de pair avec l'absence d'une politique de l'immigration, est la trop claire indication que le gouvernement ne fera rien d'efficace contre la mortelle décadence de la France".

Noël Mamère, député Vert: "On a le sentiment que M. Raffarin utilise la politique de l'édredon : moins il en dit, moins il y a de commentaires à faire sur ce qu'il ne dit pas. Mais il a quand même annoncé un certain nombre de choses qui me paraissent inquiétantes", notamment la réforme de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs.

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche: Le Premier ministre a "récité un programme sans surprise d'un ton mécaniquement volontariste mais sur le fond peu inspiré". "Le Premier ministre a annoncé des mesurettes qui ratissent larges mais aucune orientation vraiment novatrice".

Bruno Mégret, président du MNR: "Le Premier ministre a présenté devant les députés une série de mesures palliatives politiquement correctes au lieu d'une politique de droite traitant les problèmes au fond".

Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR: "Derrière le ton patelin du Premier ministre sur la République des proximités a vite pointé l'idéologue du +tout libéral+ prônant, sous couvert de décentralisation, un désengagement de l'Etat, une réduction des effectifs de la fonction et des services publics, voire leur privatisation pour ce qui concerne EDF-GDF (...). La France humaniste du Premier ministre a de quoi soulever l'enthousiasme du Medef qui lui a déjà prodigué ses encouragements".

Par Philippe MATHON le 03 juillet 2002 à 19:16
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