Du recadrage dans l’air

Par F.A., le 13 juillet 2002 à 15h28 , mis à jour le 13 juillet 2002 à 15h37

Lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet (en ce moment sur TF1 et tf1.fr à 13h), Jacques Chirac devrait tracer la route du gouvernement pour les cinq années à venir. Et surtout revenir sur les "couacs" de l’équipe Raffarin, notamment sur la question des impôts.

Jacques Chirac 14 Juillet © INTERNE

Rendez-vous dimanche à 13h sur tf1.fr
pour suivre l'interview en direct

Jacques Chirac libre de ses mouvements pour la première fois depuis 1997, la rituelle intervention télévisée du chef de l’Etat le jour de la fête nationale contrastera forcément avec les cinq dernières. Entre 1997 et 2001, le locataire de l’Elysée avait surtout pensé à "taper" sur le gouvernement Jospin, notamment l’an passé, à neuf mois de l'élection présidentielle et en pleine tempête sur les affaires.

Cette année, il ne sera bien sûr pas question de matraquage en règle. L'Elysée indique que Jacques Chirac aborde l’entretien dans le même esprit que celui qui avait inspiré son message au Parlement lors de l’ouverture de la session extraordinaire : celui du "sursaut politique", avec la nécessité de marquer vite et nettement les nouvelles priorités politiques comme la sécurité et la justice.

Cacophonie

En revanche, Jacques Chirac devra expliquer –et recadrer- la cacaphonie gouvernementale survenue ces derniers jours, notamment à propos de la poursuite de la réduction des impôts à l’horizon 2003. Les premiers couacs sont en effet apparus au sein de l'équipe de Jean-Pierre Raffarin. Les déclarations confuses tenues par le ministre de l’Economie Francis Mer et son ministre délégué Alain Lambert ont provoqué l’exaspération de Matignon et de l’Elysée. Au point que les duettistes ont dû tenir une conférence de presse commune mercredi pour clarifier la position du gouvernement. Francis Mer a ensuite remis une couche vendredi dans un entretien aux Echos. Autres sujets délicats : la hausse des cotisations sociales ou encore l'amnistie éventuelle des délits politico-financiers.

Le président devrait donc saisir l'occasion pour siffler la fin de la récréation. Son entourage le dit très en forme, après sa cure de thalassothérapie à Quiberon et assez inquiet pour un Premier ministre déjà débordé qui ne peut se permettre d’aborder la rentrée avec une équipe divisée. S'il est aujourd'hui maître du jeu, Jacques Chirac a d'autant plus une obligation de résultats, et doit éviter de donner prise, comme lors des deux premières années de son septennat, entre 1995 et 1997, à l'accusation de revenir sur ses promesses électorales.

Défilé et garden-party

Avant l’entretien, Jacques Chirac a assisté au traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées. Après, il accueillera près de 6.000 invités lors de la non moins traditionnelle garden-party dans les jardins de l'Elysée, qui honorera les Français méritants ayant accompli des actes héroïques ou civiques.
   

(photo d'archives : Jacques Chirac lors de l'interview de 2001)

Par F.A. le 13 juillet 2002 à 15:28
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