"J'ai voulu tuer le président"

Par (d'après AFP), le 15 juillet 2002 à 14h36 , mis à jour le 14 juillet 2002 à 14h53

Le militant d'extrême droite, qui a tiré dimanche au passage du cortège de Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet, a reconnu avoir voulu tuer le président. Récit des faits.

Brunerie Maxime 14 juillet attentat Chirac portrait (LCI) © LCI


Jacques Chirac dans sa command car - LCI
"J'ai vu, à deux ou trois mètres de moi, un homme en train de viser en direction du président", raconte Mohamed Chelali, un touriste franco-canadien venu au défilé du 14 juillet avec ses trois enfants. "Un voisin a alors frappé la main du tireur tandis que j'agrippais une partie de l'arme, dont une pièce métallique est tombée. Un troisième a maintenu le fusil par le haut", explique le quinquagénaire. "Le jeune homme refusait de lâcher son arme et ne parlait pas. On tenait sa carabine tandis qu'un autre le maintenait par le cou", poursuit-il.

Alors que Jacques Chirac passait dans son command-car, vers 10 heures dimanche matin, à l’occasion du traditionnel défilé, Maxime Brunerie, armé d'une carabine 22 long rifle, a eu le temps de tirer un coup de feu en direction du convoi sans l'atteindre. Le cheveu ras, vêtu d'un blouson bleu, d'un pantalon beige et chaussé de baskets, le jeune homme de 26-27 ans se trouvait à 150 mètres du cortège, parmi le public, derrière des barrières métalliques à l'angle de l'avenue de Friedland lorsqu'il a sorti son arme chargée de cinq balles d'un étui à guitare marron, selon le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

L'acte d'un forcené ?


Le tireur maintenu au sol
par un CRS - LCI

Peu après l’intervention des spectateurs, les CRS déboulent sur les lieux et ceinturent le tireur qui sera immédiatement placé en garde à vue dans les locaux de la Brigade criminelle au quai des Orfèvres. Le jeune homme reconnaît très vite les faits dans des propos très décousus justifiant son transfert à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Il devrait subir des tests aujourd'hui. 


Peu après son interpellation - LCI 

 

Domicilié à Courcouronnes dans l'Essonne, Maxime Brunerie est "connu pour son appartenance à des mouvements néo-nazis et hooligans". Etudiant et chauffeur de maître, il est membre du GUD, mouvement étudiant d'extrême droite, et proche de la mouvance skinhead. Il est connu de la police depuis 1997 pour avoir participé à des manifestations organisées notamment par le Parti nationaliste français et européen.

 

(Photo d'ouverture LCI: Maxime Brunerie emmené par les CRS)

Par (d'après AFP) le 15 juillet 2002 à 14:36
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