Législatives : la fin des triangulaires ?

Par F.A., le 20 août 2002 à 16h39 , mis à jour le 19 août 2002 à 16h44

Confirmant les informations du Monde et du Figaro, Matignon a expliqué que le gouvernement avait bien l’intention de modifier les modes de scrutin.

urne © INTERNE

"Ce sont effectivement des pistes à l'étude". L’entourage de Jean-Pierre Raffarin, actuellement en vacances dans les Alpes, a confirmé que le Premier ministre est décidé à réformer les modes de scrutin pour les élections législatives, européennes, régionales et sénatoriales. Cette réforme avait été évoquée lundi par les quotidiens Le Figaro et Le Monde. Tout en assurant que ce n'était "pas un texte prioritaire", Matignon estime que le ou les projets de loi devraient être présentés à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine pour être votés au premier semestre 2003, soit un an avant les prochaines échéances.

Voici les principales propositions du texte soumis par Nicolas Sarkozy (le ministre de l’Intérieur est chargé de toutes les opérations concernant les élections)

- législatives : n’autoriser le maintien au second tour que des deux candidats arrivés en tête au premier, pour éviter les triangulaires. Objectif : mettre fin au pouvoir de nuisance des extrêmes, et notamment de l’extrême droite. En 1997, la droite avait en grande partie perdu les élections consécutives à la dissolution en raison du maintien au second tour de 133 candidats du FN.

- régionales : le système de circonscription régionale instauré par Lionel Jospin en 1998 serait maintenu. Mais si deux tours sont conservés, les seuils pour se maintenir au second tour ou fusionner les listes seraient relevés. Objectif : dégager des majorités absolues et non plus relatives et donc éviter la situation de 1998, quand certains des élus de droite avaient pactisé avec le Front national pour conserver des régions.

- européennes : elles se dérouleraient à présent dans le cadre de circonscriptions régionales à déterminer, et non plus d'une liste nationale, toujours à la proportionnelle. Cette réforme, moins partisane, pourrait être soutenue par une partie de l’opposition.

- sénatoriales : ramener de neuf à six ans le mandat des sénateurs, lesquels seraient alors renouvelés par moitié et non plus par tiers. L'âge d'éligibilité serait ramené à 30 ans au lieu de 35. En contrepartie, le Sénat obtiendrait plus de prérogatives.

Par F.A. le 20 août 2002 à 16:39
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