© INTERNEPlusieurs dizaines de milliers d'"enfants de la techno" (70 000 selon la police, 200 000 selon les organisateurs )sont descendus samedi dans les rues de Paris afin de demander le droit de danser en paix, à l'occasion de la 4ème Techno Parade. A l'issue de la manifestation, Brice Mourer, président de Technopol, association organisatrice de l'événement parisien, a exprimé sa "satisfaction" en donnant rendez-vous à l'an prochain. "Il s'agit d'une des plus belles parades que nous ayons organisées", a-t-il dit, se félicitant qu'il n'y ait eu aucun incident. "Nous avons apporté la preuve que danser n'est pas forcément un acte d'insouciance, nous avons contribué aujourd'hui à donner une image moins caricaturale de cette expression musicale", a-t-il dit.
Un peu plus tôt, Jean-Jacques Aillagon, le ministre de la Culture, avait donné le coup d'envoi officiel. Un de ses prédécesseurs socialistes Jack Lang et Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris, ont eux aussi participé au cortège fort de vingt chars, qui a défilé sous un chaud soleil de fin d'été, entre la place Denfert-Rochereau et la place de la Bastille. A l'issue du défilé, a été observée une minute de silence "contre la répression, pour la liberté d'expression musicale et le droit à la fête en France".
Pas de discrimination
"Laissez-nous danser" était le slogan choisi cette année par les organisateurs, qui s'estiment "victimes de la répression" des pouvoirs publics, renforcée encore selon eux depuis la publication du décret du 3 mai qui encadre désormais l'organisation des rave-parties. Dans un souci d'apaisement, après avoir reçu au cours de l'été les représentants de la frange légale des raves, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait rendu visite vendredi aux organisateurs de la Techno Parade. Brice Mourer, président de Technopol -association de défense des cultures électroniques en France, organisatrice de l'événement- s'est réjoui de ce geste symbolique, tout en assurant que son association continuera à être vigilante afin que ces gestes soient suivis d'effets.
Jean-Jacques Aillagon a souhaité lui aussi voir les "relations s'apaiser entre pouvoirs publics et organisateurs" d'événements techno. Il a affirmé qu'il ne saurait y avoir de discrimination entre la techno et les autres musiques.Premier sur place, Jack Lang a estimé que "l'actuel gouvernement prend conscience qu'il n'est pas sensé de mener une guérilla contre ce mouvement créatif qu'est la techno."
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